LE CŒUR BLESSÉ
Venez, beau cœur blessé, sur ce cœur qui vous nime, Et que votre snng'iot s'apaise dans le sien, Car dans toute douleur chacun souiïre de même: I^ mal le plus récent vaut le plus ancien.
Veoez, cher cœur blessé, reposer votre plainte Sur ce cœur qui jadis connut votre tourment Et qui retrouve en vous, avec sa flamme éteinte. L'ardeur dont il brûla si douloureusement.
Venez. La nuit farouche est faite de silence. Voici l'acier du glaive et le fer de la lance ; Le coup qui vous transperce autrefois m'a percé ;
I<lcoutoDS votre sang à mon san$^ qui se mêle. Goutte h ccoulte, couler dnns un môme passé Où le caillot s'avive à la pourpre nouvelle.