‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 59 sur 95 · AU SEUIL DE L'AN · texte numérisé non relu

AU SEUIL DE L'AN

Pour qu'il lui soit plus doux ajoute à ton hominag'O,

Bel An, et cette rose et cet épi d'été

Afin que t'accueillant avec sécurité

La clarté d'un sourire anime son visag-e ;

Elle est timide, pure, tendre. Son cœur saa^e Ne te demandera rien qu'à ta volonté ; Apporte lui l'abri de ta sérénité Et chasse de son ciel l'éclair et le nuage.

0 toi qui, dans tes mains, portes ainsi qu'un Dieu, Le lourd épi d'or chaud et la rose de feu, Bel An, je te la donne et je te la confie ;

Sois sa force, sa paix, sa joie et son soutien ; Que son jeune visag-e en tes yeux se sourie. Et fais que son amour se souvienne du mien.

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Lo soleil a t'undu la licite et le grésil

Kt l'on ne verra plus sur la terre gelée

Se poser, en lilancs tourbillons, la neige ailée ;

Lo ciel est clair; le vent est vif; l'air est subtil.

La fleur montre déjà son précoce pistil;

La fontaine déborde au subie de l'allée;

L'herbe neuve a déjà reverdi la vallée.

La feuille point ; les jours allongent. C'est l'Avril.

Salut, ô mois charmant, je t'aime, qui répètes La chanson des oii'eaux et le chant des poètes En tes échos unis à la voix du printamps,

Et, lorsque tu renais, du fond des saisons mortes, 0 Messager mystérieux, tu nous apportes, Avril, le souvenir pensif de nos vingt ans.

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