‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 71 sur 95 · A GABRIELE D'ANNUNZIO · texte numérisé non relu

A GABRIELE D'ANNUNZIO

La maison du poète est auprès de la mer. La ville en est lointaine et la forêt voisine; L'air qui l'entoure est plein d'une odeur de résine Dont l'embaume le pin éternellement vert.

Son seuil hospitalier h mon pas s'est ouvert, Mais le trident se dresse à sa porte marine: La solitude sied à toute œuvre divine Et le vin de la g^loire est noblement amer.

Salut, demeure, où vii, en face de la grève, Volontaire exilé dans l'orgueil de son rêve, Celui de qui le nom dit un avènement,

Fils illustre deux fois d'une double patrie Et dont la fière main planta si fièrement En notre sol de France un laurier d'Italie !

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