‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 77 sur 95 · LE POÈTE · texte numérisé non relu

LE POÈTE

0 Poèlo, lu peux par ta Ivre sonore Construire h ses accents le temple et la cité Et faire que le ligure et le lion dompté Rampent parmi les fleurs que ton chant fit éclore ;

Tu peux être parmi les plus fameux qu'honore L'éternel souvenir de la postérité Et tu verras peut-ôtre en sa haute beauté, Ton œuvre s'éclairer d'une immortelle aurore;

Mais, que tu sois Orphée, Amphion ou toi-même, (Juo, du souple laurier ou du lourd diadème, La gloire pour jamais sacre ton front divin,

De quelque éclat vivant que ton nom resplendisse, Toujours, ô cœur hanté d'un reg-ret souterrain, Tu Itî retourneras pour revoir Eurvdice !

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