‹ Vétérinaires Victimes de la MorveChapitre 10 sur 17 · AG · texte numérisé non relu

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| FAVEREAU. td, en qualité Fa Vétécisaire ;

: Fe Le | départemental de Seine-et- Oïse, une épidémie de de Ee morve à Rueil. Il contracta la maladie au cours de

| CE travail et la mort l'emporta le 2 novembre 1872, sa Vâge de 53 ans.

= WALLEMBERT. or no un ancien Ave d’ Alfort = - (852). Il était vétérinaire militaire en retraite D quand, au début de l’année 1889, il contracta le . Fe farcin en procédar à t à l'examen des cavités nasales d'un mulet morveux, Ses souffrances durèrent cinq. mois pou enfin, le conduire au tombeau. NEBEL CWILHELM), — Vétérinaire ri . essayait un sérum anti- mor Veux - et se contamina ainsi. Il mourut en 1901.

FAT STRAULESCU (CHEr DE Tara bS). — Attaché : au laboratoire des maladies contagieuses de Ecole

Se Vétérinaire de Bucarest (Roumanie). Il s’infecta THEMES en pratiquant l’autopsie d’un cheval morveux et ns | ” mourut le 8 maï 1904 II était 4 âgè de 28 ans à peine.

SUCHODOLSKL. — Vétérinaire russe. En 1907, il gagna la morve en examinant des chevaux sur un re marché ’ a gouvernement d'Ekaterinoslav. En RER trois semaines s l'infection lemporta.

hi + * Dans certains cas le sujet échappe à la mort, soit qu’il possède une constitution exceptionnel!ement . robuste, soit qu’il ait été victime seulement d’une inoculation peu importante. Cela ne signifie pas

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au ’il ne. ne ‘faille point endurer, et pendant de longs ‘mois, de terribles souffrances et d’affreuses angois-

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LES # Néanmoins, ces cas « heureux. 5 ne constituent qu’? une infime minorité : FEES SP ARE

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clinique à Alfort, lorsqu’ il contracta la morve en “expérimentant sur cette maladie vers 1840. HN fit une forme chronique avec ‘abcès et -ulcères, et le mal ROBIRERS à nr ses fonctions jusqu en . 1841. Se RES

Nous n° avons pas à oies ici le portrait du grand vétérinaire et de illustre professeur. Les découvertes, de PASTEUR et de ses disciples trouvèrent en lui, dans les dernières années de sa vie, un ardent propagateur et un apôtre enthousiaste.

Il fut aussi un très brillant orateur qui, déjà, à cette époque, défendit avec fougue les intérêts et

le prestige de notre profession et dont l'éloquence

faisait l'admiration de ceux qui l’entendirent à l'Académie de edeerne et à l'Académie. des Sciences.

BLIER. — Naquit le 3 mars 1855, à Flixecourt

(Somme). Diplômé de. Toulouse, en 1879, il devint

Inspecteur de la boucherie à Paris. C’est dans É

l'exercice de ses fonctions qu’il se fit une blessure au doigt en examinant la carcasse d’un cheval morveux. Il en résulta des accidents graves.

MARTEL (PIÆRRE-HENRI). — Obtint son diplôme en

1891. Inspecteur de la boucherie à Paris, il effec-

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tuait des recherches à l’Institut Pasteur sur la vi- -rulence des lésions morveuses du cheval. C’est ainsi qu’il contracta la maladie en juin 1894. Les symptômes se traduisirent d’abord par une pneumonie, suivie ultérieurement de phlébite et abcès à la jambe, fistule, adénite. La guérison clinique ne survint que onzé mois après. Et, en 1907, Mar- TEL ayant pratiqué sur lui-même une cuti-réaction . à la malleïne, celle-ci se révéla positive.

GAIGER. — Ce cas, encore récent, a été l’objet d’une relation intéressante faite par la victime après sa guérison. Nous l’examinerons d’une façon plus détaillée un peu plus loin.

François GIRARD (196-1825)

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| Professeur à PÉcole @ Alfort, François GiraRD & tait le fils du directeur Jean GIRARD. Né à Paris, le c

2 mars 1796, il fit de solides études qui lui pernii Se : 2 rent d'entrer à. l'Ecole d'Alfort en mars. 1812 Di

plômé maréchal vétérinaire en novembre 1814 et ‘médecin vétérinaire en mai 1816, il vint alors suivre ies cours de la Faculté de Médecine de Paris. En 1818, au moment où il allait subir ses examens de doctorat, il fut promu inspecteur vétérinaire par le Ministre de la Guerre, et envoyé au dépôt général des remontes- à Caen. Il revint continuer ses. ‘études médicales à Paris, en 1819, ete allait concourir pour -linternat. Mais la chaire d’Anatomie et de Physiologie à l'Ecole d'Alfort devint alors vacante et le jeune GIRARD fut candidat. A la suite de ce concours où il brilla Mes. il fut nommé professeur le 6 juin 1821, à l’âge de 25 ans! L'Académie de. Médecine le reçut ii ses membres en 1823 et, en 1825, il était chargé de la rédaction du « Recueil de Médecine Vétérinaire », fondé dès cette époque. Les

«rticles et mémoires qu'il y pute sont nombreux et intéressants.

Disciple et vulgarisateur de BICHAT (mort lui aussi prématurément), il modifia profondément l’ensei-

gnement vétérinaire en y introduisant l’Anatomie générale.

Nr Ce da

At caressait toujours Le projet de conquérir le titre

de médecin, mais la mort l'en empêcha.

Le. 19 septembre 1825, en faisant l'autopsie de: :

À l ‘élève BONNEAU, mort de ! la morve, et qu'il-avait luimême soigné, il se blessa au petit doigt de la main

gauche. Peu après il présenta les premiers symptô- et mes de la redoutable maladie sous sa forme aiguë

: expira, le 22 octobre 1825, entre les bras impuis-

; ants de. son UE et de sa jeune femme, à l'âge de

229 ans. Pie OUT NRC 2 CARS RATE

Malgré. une. ‘vie si brève, il avait écrit de nom- Dreux articles, publié un « Mémoire sur les moyens

e reconnaître l’âge du cheval », et réuni les matériaux d'un traité élémentaire d’Anatomie générale et d’un traité de physiologie vétérinaire qu'il espécrait faire paraître bientôt.

GARARD est l’un des premiers à ouvrir le long mar-

1yrologue des savants victimes de la morve. Il y avait én-lui de grandes qualités -et il eut pu fournir une carrière glorieuse, Mais, pour lui, comme pour Feaucoup d’autres, le destin en a décidé autrement. Est-ce donc une grande loi de la nature jalouse qui, pour rester toujours mystérieuse, fauche à la fleur de l’âge tous ceux qui soulèvent un peu du voile de ses mystères?

Otto- Éraaviel Kirin a le 13 février 1856,

en Russie, dans le gouvernement de Livonie. A ve ens, il fut admis à l’Institut Vétérinaire de ne et obtint le titre de vétérinaire le 28 mai 1877. HE fut

aussitôt désigné pour la 24m. brigade d’artillerie __evec laquelle il fit campagne contre la Turquie en 1877-1878 et participa à Yhéroïque défense de:

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Schipka. Puis il séjourna en Bulgarie avec les trou- <

pes d'occupation. En 1881, sous les ordres de Nis

MAN, il passa au service de ce pays où il fit preuve de remarquables qualités d’organisateur qu’il appli-

qua surtout à la création d’une école de Maréchale- Fe

rie, À ce sujet, il publia divers articles, principaleent dans des revues professionnelles de langue

russe, mais aussi dans le journal de Dresde « Hufs-

chmied ». Il travailla ainsi pendant quatre ans pour ia Bulgarie, jusqu’en 1885. Mais le 19 janvier 1886 il réintégra l’armée russe où il continua de s’impo-

ser à ee titres. Cela lui valut d’être appelé, en

1889, à l’Institut Vétérinaire de Dee en qualité de bactériologiste.

De cette époque datent les travaux qui illustrent son nom : la morve sévissait alors intensément sur les effectifs russes et KALNING avait pu le constater au cours des années qu’il passa dans l’armée comme *

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