‹ Vétérinaires Victimes de la MorveChapitre 9 sur 17 · ET TESTS · texte numérisé non relu

ET TESTS

Le QE,

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É Ecole d'Alfort compta, ‘au début du sièc! e Fu ï. S

nier, : un certain nombre d'étudiants victimes de la mMOrve. On Y admettait, en effet, la non contagiosité

- de cette maladie, et les professeurs de l’époque ses

un les apôtres zélés de la nouvelle théorie.

/ - L'erreur des maîtres fut, hélas, funeste à à plusieurs élèves s

BONNEAU. -- Mourut le 18 septembre 1825 des suites d’une inoculation effectuée au cours des dis-

| sections. C’est en pratiquant son autopsie que le Rrofeu François GIRARD S ‘infecta à à son QUE

BENOIST. Ne 4 SR Nerire 1814, à: Ho (Oise) : É xcolent élève de 4% année qui faisait des - aquarelles pour son maître RENAULT, Ayant lha- bitude de passer ses pinceaux dans la bouche sans faire attention aux matières qui les souillaient, il __ contracta ainsi le terrible mal, dont il mourut le 11 juin 1839. e C OINDET. Het élève de 3" année à titre mil taire. Pratiquant une opération sur un cheval malade, Es ’infecta. Pendant 30 jours, endurant d’atroces souffrances, il résista à la morve aiguë, qui finalement l’emporta le 16 juin 1844. Il était né le 7 février 1823 à Orchies, dans le département du Nord. tra

que

RICHARD. — Succomba en mai 1866 à l'Ecole d’Al- : fort, où il avait été admis un an plus tôt. Il gagna la maladie dans les salles de dissection et n’était âgé que de 21 ans.

L'Ecole d’Alfort ne partage pas, à elle seule, le triste privilège, Malheureusement, la mort d’un obs- . cur étudiant, même dans des circonstances aussi dramatiques, ne laisse un souvenir que dans quelques mémoires : camarades d’études, maîtres, amis. Mais s’il nous était possible de parcourir toutes les Revues Vétérinaires de diverses langues et de diverses époques, nul doute que quelques autres victimes ne viendraient grossir une liste déjà trop longue.

Tel est, par exemple, le cas du malheureux :

OLTMEAN (AMEL). — Etudiant roumain, qui contracta la morve au cours d’une autopsie et mourut er 1885.

À tous ceux-là, dont le nom est bien souvent perdu dans le désert de l’oubli, nous ER ici un suprême hommage.

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LE Hire» ee REV RS PRE G Er

CIS ont , eux aussi, payé un lourd tribut et démon- : EE, ainsi ‘que. le mal 1ÉpbE T'homme à É Le: 4 | équidés. HE Ne Frs |

Que nous reste- FE d'eux? ie les: plus. anciens, se % ES ne temps a tout effacé et personne n’en parlera plüs. FAR

Pour les autres : un nom, une date, quelques lignes parfo: s au fond de quelque page, dans la rubrique as . ee > d’une revue poussiéreuse. = Re

Tous ont gagné leur mal dans l’accomplissement ne ee Poe d'une tâche ‘ingrate et méconnue. Jeunes ou CE TE - he . sont morts, victimes du devoir, se HN pre cs ra ve cerrière eux un passé sans reproche. - | | 2e : Nous ne citerons que quelques noms, remarqués AZ à 4 Et au “hasard de nos recherches et de nos lectures, sans, md re à se

pour cela, vouloir oter quelque chose à la gloire CR TR ETS ae su mérite de ceux qu'involontairement nous ou- ne lions. : ir

= ES, à SA Du

pr | DUGNIOT. ar Vatétieite militaire, pince de De SE * Champignelles [A4 onne). Il étudia à 2 Her et suc- D Combe à DOUdE = : ES NICOULEAU. — Est encore l'un des vétérinaires | - militaires qui ont payé leur tribut à la maladie.

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MAZARIE. - . = N atif de Saint Brieuc (Côtes-du- Nord). Il commença ‘ses études vétérinaires à Lyon, mais les termina à Alfort où. il obtint son diplôme en SE 1853. Il exerça son art à Brest. C’est dans sa cena tèle qu'il contracta une ‘affection morveuse e dont ee Qi

il po le 16 joies 1854.

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1837, à Lyon et en sortit en 1838. Il succomba le

9 avril 1857 à Clamecy (Nièvre). Sa contamination à = se fit d’une manière très spéciale : Lt reçut, ‘dans

SUR ODARD. : me us à Courson a, ee 13 novémbre 1814. D'abord élève à Alfort, il passa, en

l'œil, du jetage : d’un cheval morveux qu’il traitait es

chez un client. Et ce triste exemple nous prouve + “que la conjonctive constitue, chez oups: une

voie d'inoculation très sévère pour la maladie en question.

El

PROTESCU (VÉTÉRINAIRE-CAPITAINE DE L'ARMÉE ROU- ) our — Mourut de la morve en 1873.

DEZOTEUX. —— Ancien élève d’Alfort (1874). Aide.

vétérinaire au 28° Régiment d'Artillerie. Il.commit la grave imprudence de pratiquer, en février 1876, dans une caserne de Nantes, lautopsie d’un cheval farcineux sans prendre aucune précaution

malgré des excoriations qu’il présentait sur ses : mains. Il paya cher cette. négligence impardonngble : des troubles graves divers le frappèrent bien-

tôt. Transporté au Val- de-Grâce, il y mourut le

23 octobre 1877, Apyes dix- os mois de profondes 5

souffrances.

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