SCÈNE XIII
Elle sort.
( Au moment où Mathilde se retire Clémentine entre du côté opposé et sur la pointe des pieds. )
CLÉMENTINE , PAUL
PAUL , à part Voici Clémentine , commençons.
PAUL
Eh Lien! monsieur, Paul... vous avez vu votre sœur.
PAUL
Hélas!
CLÉMENTINE
Vous paraissez bien triste ?
Il est vrai.
CLÉMENTINE
Je le suis aussi , et plus que vous , peut-être...
PAUL
C'est impossible.
CLÉMENTINE
Votre sœur.
PAUL
Se refuse à nous donner son consentement.
CLEMENTINE.
Je le savais... Cela ne doit pourtant rien lui faire...
paul, à part.
Il paraît qu'elle n'a pas vu son oncle depuis qu'il connaît mon titre d'époux... Tant mieux...
CLEMENTINE.
Vous vous parlez tout bas , M. Paul.
PAUL , prenant un air agité.
Oui , c'en est fait... je n'y puis plus résister...
CLÉMENTINE
Ah ! mon dieu... qu'avez-vous ?...
PAUL , de même.
Je briserai les entraves que l'on veut m'opposer. CLÉMENTINE , le suivant.
M. Paul...
PAUL , marchant à grands pas.
C'est un abus cruel? Une sœur à son frère. Clémentine.
( Il s'arrête. ) CLÉMENTINE.
PAUL
CLÉMENTINE
Monsieur...
M'aimez-vous ?
Je ne sais pas.
PAUL
Savez-vous si vous voulez être mariée ?
CLÉMENTINE, vivement Oh ! pour cela... oui.
PAUL , avec précipitation.
Eh bien ! il faut s'armer de cour *gc... Plus d'obstacles... il faut les braver »... Aidez-moi , je vous conjure , à me soustraire au joug despotique d'une sœur, qui, fermant son âme à tous les sent j mens de la nature , se laisse aveugler V* e et Garçon. 5
par un intérêt mal entendu... Je connais ses motifs... je les connais mieux que tout autre , rien ne saurait 1 en faire départir... Eh , bien ! que m'importe la fortune... je la lui abandonne tout entière , mais au moins qu'elle me laisse librement disposer de mon cœur.