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fendit contre toute idée de ruplure avec ses rédacteurs (1). De plus, sentiment bien humain, il profitait de son crédit et de l’ascendant qu'il exerçait alors pour contrôler les affaires du journal et même la conduite personnelle de Considérant, à la négligence duquel il imputait le peu de prospérité de Za Phalange (2). Enfin, quand l'affaire de Citeaux eut englouti les derniers capitaux de Young, La Phalange, désormais privée de l'appui de son principal bailleur de fonds, se trouva dans une situation financière des pius précaires, et on put croire alors à la faillite définitive du journalisme dans l’école sociétaire.
Il est intéressant de remarquer ici que Fourier se tint constamment à l'écart du journal: il ne donna, en effet, à La Phalange que quatre articles, « les derniers traits lancés contre le monde civilisé par le magicien qui se meurt ». À sa mort, La Phalange déclara qu’elle garderait le deuil jus-
(1) Young à Considérant, 31 mars 1842 : « Comprenez donc « bien, s’il vous plait, que si j’ai cru nécessaire de protester de « mou entière liberté de me joindre à toute autre tentative « d'association transitoire daus l'absence de plans plus com- « plets, mon vœu le plus ardent est que vous puissiez me pas- « ser votre parole d'honneur que, dans un temps fixé et assez « prochain, vous serez à même de présenter pour la publication « ces plans complets, détaillés, des plans enfin sur lesquels on « pourra faire appel aux capitaux et qui pourront passer sains « et saufs par la filière de la critipue. »
(2) Young à Considérant, 10 septembre 1842 : « Je ne puis « m'empêcher d'ajouter à ces lignes que les affaires de la rue « de Tournon ne me paraissent nullement être dans un état « assez satisfaisant pour que je puisse vous encourager à faire « le voyage d'Italie. »