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niaires de Young, auquel on faisait de continuels appels de fonds. En 1841, la situation financière n'était rien mois que brillante (1), et Considérant
dut écrire à Young pour l’avertir que le journal cesserait de paraître s’il ne l’aidait pas. Young répondit qu’il tiendrait ses promesses et qu'on avait tort de douter du concours d’un homme qui avait déjà déboursé 230.000 francs pour la cause (2). L'année suivante, La Phalange n'était pas sortie d’embarras, et Cantagrel dut rappeler à Young ses engagements antérieurs (3). Mais celui-ci, engagé à fond dans l'affaire de Cîteaux, se désintéressait peu à peu de La Phalange, quoiqu'il se dé-
(1) Blanc à Considérant, 6 septembre 1841 : « Il faudrait qu'il « nous donnât de l'argent, car nous arrivons au bout de notre « rouleau. »
(2) Young à Considérant, 27 décembre 1841 : « Voici ma « réponse définitive aux points principaux de vos dernières « lettres : 1° Je ne puis en ce moment m’'engager envers vous « à de nouveaux sacrifices ; 2° Je paierai jusqu'au bout, et « comme j'ai toujours eu l'intention de le faire, ma souscription « de 350.000 francs, soit par versements périodiques, soit par « promesses. »
(3) Cantagrel à Young,17 septembre 1842 : « M. Considérant « est absent de Paris, et je ne veux pas attendre son retour « pour vous rappeler notre situation financière. J’espérais tous « ces jours-ci recevoir les valeurs dont M. Considérant a eu « l’honneur de vous faire la demande dans sa dernière lettre. « La fin du mois approche et l’état actuel de notre caisse ne « nous permet pas d'y faire face. Nous avons d’ailleurs à pré- « voir pour l'instant quelques paiements pour frais de réim- « pression‘d'ouvrages. Permettez-moi donc, dans le cas où vos « préoccupations d'affaires vous auraient fait mettre en oubli « l'urgence de nos besoins, permettez-moi de vous les remettre « en mémoire, et veuillez agréer l'assurance de mes senti- « ments affectueux. »