‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 100 sur 138 · Moniteur du 18 août · texte numérisé non relu

Moniteur du 18 août

aide de-camp en mission à Rome. Dans cette lettre, q 1 portait la date du 18 août, Louis-Napoléon jetait publ quement l'outrage à la Commission pontificale, ai Irois cardinaux délégués par le Souverain Pontife pot gouverner en attendant son retour. Il dictait à Pie I un programme de réformes qu'il résumait ainsi : An nistie générale , sécularisation de l'administratior Code Napoléon et gouvernement libéral. La gaucl poussa des cris de joie. Louis-Napoléon se séparait de majorité. Il rompait avec ses ministres; leur chute po vait être retardée de quelques semaines, elle était inéi table. Victor Hugo crut que son heure était enfin venu Pour arriver, — il le croyait du moins, — il n'avi qu'à suivre le Président, à célébrer sa politique, à port aux nues la lettre à Edgar Ney. Ainsi va-t-il faire.

Le jour même de la reprise des séances, le i" octobi M. de Tocqueville, ministre des affaires étrangères, d posa sur le bureau de l'Assemblée une demande de ci dits pour couvrir les dépenses de l'expédition romain Cette demande fournissait l'occasion d'un débat sole nel. La Commission des crédits choisit pourrapporte M. Thiers. Dans son rapport, qui rendait un éloque hommage à l'attitude de Pie IX et qui reconnaissait da le Motu proprio du Souverain Pontife, accordant 1 libertés municipales et provinciales désirables, un ac dont une injuste prévention pouvait seule méconnaît la valeur, M. Thiers ne faisait pas la moindre allusion la lettre à Edgar Ney. Cette lettre, qui était dans tout les mémoires, il feignait de l'ignorer. Ce silence blés profondément Louis-Napoléon. Quel gré nesaurait-ilp à l'orateur qui le vengerait d'une telle humiliation, q se ferait le héraut et le champion de sa politique perso nelle? Cet orateur, ce sera Victor Hugo.

Il prit la parole dans la séa en ce moment, dit-il, qu'une

par le Président de la Républ d'ordonnance envoyé par lui lettre fut un événement décisil Parce que cette lettre n'était tion de l'opinion, parce qu'ell timent national, parce qu'elle service de dire très haut ce qu'enfin cette lettre, même < contenait toute une politique « Vous avez devant vous, d'i République réclamant la liber de la grande nation qui, depi flots la lumière et la pensée s avez, de l'autre, |e cardinal, du gouvernement clérical. C son choix était fait : il restait République. Il sollicitait de I manifestation qui, repoussan tant la lettre du Président, tic un inébranlable point d'aj ment termine-t-on une révoli dans ee qu'elle a de vrai, en h a de juste, fil. le Président de je l'en loue, et c'est dans ce s vernement du Pape. De là sa

Victor Hugo ne se content l'éloge de la lettre présidenti jour suivant: « L'Assemblée de la liberté et des droits du pes contenus dans (a lettre

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