‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 114 sur 138 · Moniteur du 18 juillet · texte numérisé non relu

Moniteur du 18 juillet

tïon de mon père au service de la cause qu'il défendait ici. Je le répète, les considérations individuelles de personnes doivent s'effacer devant les nécessités d'un discours politique. Ainsi donc, ce n'est pas au nom de la douleur de ma famille que je le sollicite, c'est au nom du pays qui ne peut rien gagner aux agitations de cette Assemblée, que je le prie de nous épargner à tous, à l'avenir, de rappeler d'aussi pénibles souvenirs 1 . »

Au milieu de l'émotion générale, Victor Hugo demande la parole. Il a des explications à fournir. Il insiste. Gomme la veille, l'Assemblée refuse de l'écouter. Après un discours de M. Baroche, qui prend directement à partie le poète 2 , celui-ci peut enfin dire quelques mots. « M. Victor Hugo a parlé dix minutes à peine pour un fait personnel, écrivait V Evénement au sortir de la séance; il a été interrompu vingt-deux fois par la droite, d'après le Moniteur. La dernière interruption a été faite par cinq cents voix 4 . »

446 représentants votèrent pour la revision, 278 contre é . La Constitution exigeant, pour ce cas spécial, les trois quarts des suffrages exprimés, la proposition ne fut pas adoptée. Ce résultat pouvait consoler Victor Hugo des affronts qu'il venait de subir. Puisque Louis-

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