‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 124 sur 138 · VICTOR HUGO ET TOTJRGUENEFF · texte numérisé non relu

VICTOR HUGO ET TOTJRGUENEFF

L'anecdote suivante, également empruntée aux Souvenirs sur Tourguéneff, n'est pas moins caractéristique:

Sur la vanité d'Hugo, Tourçuéneff ne tarissait pas, et M. Garchine a recueilli sur ses lèvres cette étrange anecdote.

Un soir, des admirateurs d'Hugo réunis dans son salon rivalisaient à qui mieux mieux à vanter son génie, et on énonça, entre autres choses, cette idée, que la rue qu'il habitait devrait porter son nom.

Quelqu'un remarqua que cette rue était trop petite et bien peu digne du grand poète. L'honneur de porter son nom appartient à un endroit plus remarquable de la capitale.

Et chacun d'énumérer les endroits de Paris les plus fréquentés, en suivant une échelle ascendante, jusqu'à ce qu'un jeune homme s'écria avec enthousiasme que la ville même de Paris devrait considérer comme un honneur de porter le nom du grand poète.

Appuyé à la cheminée, Hugo écoutait complaisamment ces

1 . Annales littéraires, publication collective des Bibliophiles contemporains pour 1890. (Novembre 1890.)

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