‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 125 sur 138 · Se rapporte à la page 13 du tome · texte numérisé non relu

Se rapporte à la page 13 du tome

enchères de flatteries. Tout à coup, devenu pensif, il se tourna vers le jeune homme et lui dit d'un ton doctoral : — Ça viendra, mon cher, ça viendra * 1

L'ACADÉMIE FRANÇAISE. — BALZAC ET ALFRED DE MUSSET. VICTOR HUGO ET SAINTE-BEUVE *

On lit, dans les Propos de table de Victor Hugo, recueillis par M. Richard Lesclide, qui a été pendant plusieurs années le secrétaire du Maître :

Voici ce que Victor Hugo nous a raconté hier, 2 mars 1877, en souvenir d'un grand écrivain:

« Je passais en voiture dans la rue du Faubourg-Saint- Honoré, quand, devant l'église, j'aperçus M. de Balzac qui me faisait signe d'arrêter. Je voulus descendre; il m'en empêcha et me dit, en me prenant les mains :

— Je voulais aller vous voir. Vous savez que je me porte à l'Académie ?

— Non.

— Eh bien, je vous le dis. Qu'en pensez-vous ?

— Je pense que vous arriverez trop tard. Vous n'aurez que ma voix.

— C'est surtout votre voix que je veux.

— Êtcs-vous tout à fait décidé ?

- Tout à fait.

Balzac me quitta. L'élection était déjà à peu près convenue ; des noms très littéraires s'étaient ralliés, pour des motifs politiques, à la candidature de M. Vatout. "J'essayai de faire de la propagande pour Balzac ; je me heurtai à des idées arrêtées et n'obtins aucun succès. J'étais contrarié de voir un homme comme Balzac réduit à une seule voix et songeais que si j'en

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