‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 132 sur 138 · I. Le Théâtre en liberté, 1885. — ta Fin de Satan, 18SG · texte numérisé non relu

I. Le Théâtre en liberté, 1885. — ta Fin de Satan, 18SG

252 VICTOR IIUGO APRÈS 1830

mômes des maîtres dans Fart de la réclame : le public n'y a pas pris carde. Légion hier, les hug-olâtres ne sont plus aujourd'hui qu'une pincée. La réaction s'est produite, immédiate, brutale, exagérée et injuste comme toutes les réactions. Ceux-là même qui n'y ont pas cédé reconnaissent que si l'artiste, chez Victor Hugo, est incomparable, s'il est le maître souverain du rythme et de l'image, on ne trouve pas, — sauf dans une seule de ses œuvres, qui est une œuvre de colère et de haine, — on ne trouve pas chez lui le frémissement de la passion, l'élan de l'enthousiasme, la voix de l'âme ou le cri du cœur. Il éblouit souvent, il étonne toujours, il n'émeut jamais. Il ne poursuit pas le vrai, mais l'extraordinaire; et c'est pourquoi, couronnant sa vie par une suprême et colossale antithèse, il veut, lui qui laisse sept millions dans ses coffres, être conduit à sa dernière demeure par le corbillard du pauvret Tout Victor Hugo est là : à ses poésies comme à ses funérailles manque cette qualité que rien ne remplace et hors de laquelle il n'est pas de vraie grandeur, la sincérité i . »

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