Adèle Hugo
Pavie Gart0nS de YiCt ° r PaViô : corres P° ndan ce de Théodore 5. Théophile Gautier.
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première communion... Cette conversation était comme d'ordinaire percée en maints endroits par des questions intermittentes de M m « Hugo sur ta femme, sur tes enfants, sur le père, sur toi. Tu sais; dans les spectacles marins, un gros vaisseau passe sur une mer agitée où rien ne motive sa présence ; on le suit de l'œil et tout à coup psicht... boum 1 le feu de la lumière et le canon. Ainsi les soirs où M m ô Hugo, trônant devant son feu, accueillante et distraite, rêvant et non rêveuse, se laisse aller à la pente de ses idées. Dédé, belle à ravir; Didine, ayant son type à part de fine délicatesse; Toto *, boutonné jusqu'au menton dans une ample lévite d'où sort sa tête amaigrie, trop semblable à celle du grand-père Foucher; enfin on le croit sauvé 8 . Le fait est qu'il est plus vif, plus étonnant que jamais, identique à son père par le geste et l'accent, définitivement plus empereur que Charles; Sainte- Beuve a raison de dire : c'est le plus compromis ! Le père avait les cheveux frisés au fer, un jabot; il racontait les dixhuit blessures reçues par son oncle Louis Hugo dans le cimetière d'Eylau; ce jour-là Murât chargeait les Cosaques avec sa cravache 8 .,.
La fille aînée du poète, — cette Didine, dont Théodore Pavie disait qu'elle était « bien belle » et qu'elle avait « son type à part de fine délicatesse » ; dont Sainte- Beuve disait, de son côté, qu'elle était « charmante, sensée, .fine, discrète et au-dessus de son âge 4 », épousa, le i5 février i843, M. Charles Vacquerie. Elle avait dixneuf ans. «L'ayant vue toute petite, raconte M.Théodore Pavie, nous la tutoyions, elle et les trois autres enfants, sans nous apercevoir qu'elle était déjà bonne à marier. En i843, un soir que nous allions rendre visite, nous entendîmes un grand bruit dans la salle à manger. « Qu'y a-t-il donc ? » demandai-je à la servante qui nous