‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 30 sur 138 · Lettre du 5 mars · texte numérisé non relu

Lettre du 5 mars

2. « Cet enfant aune tête bien remarquable, une véritable étude de Lavaier. Je lui ai demandé à quoi II se destinait, et si son intention était de suivre uniquement la carrière des lettres. Il m'a. répondu qu'il espérait devenir pair de France... et il le fera ! > — Lettre d'Alexandre Soumet a. Jules de Rességuier, 1820, — Victor Hugo avant 1830, p. 153.

donc pas à reprendre le chemin des Tuileries. Il y devint même plus assidu que jamais. Le roi l'y voyait d'ailleurs avec plaisir. Un soir, c'était dans l'hiver de i843, Louis- Philippe resta si tard à causer avec lui que, croyant tout le monde parti et le roi couché, les gens du château éteignirent toutes les lumières, et que le roi fut obligé d'éclairer le poète dans l'escalier 1 .

Plusieurs des notes publiées depuis sa mort dans le volume intitulé Choses vues ont trait à ses visites aux Tuileries au cours de l'année i844- Voici quelques-unes de ces notes :

Mai i844- — M me Adélaïde avait quelque chose de viril et de cordial, avec beaucoup de finesse. Elle avait de la conversation ; je me rappelle un soir où elle me parla longuement, et juste, du Rancé de M. de Chateaubriand, qui venait de paraître...

Septembre. — Le roi Louis-Philippe me disait l'autre jour : — Je n'ai jamais été amoureux qu'une fois dans ma vie. — Et de qui, Sire ? — De M mo de Genlis. — Bah ! mais elle était votre précepteur.

Le roi se mit à rire et reprit : Comme vous dites. Et un rude précepteur, je vous jure. Elle nous avait élevés avec férocité, ma sœur et moi...

Octobre. — Le roi, chez lui, le soir, ne porte habituellement aucune décoration. Il est vêtu d'un habit marron, d'un pantalon noir et d'un gilet de satin noir ou de piqué blanc. Il a une cravate blanche, des bas de soie à jour et des souliers vernis. Il porte un toupet gris, peu dissimulé, et coiffé à la mode de la Restauration. Point de gants. Il est gai, bon, affable et causeur.

Son voyage en Angleterre l'a charmé. Il m'en a parlé une heure et demie avec force gestes et imitations de l'accent anglais et des pantomimes anglaises...

Novembre. — Saint-Cloud. — Le roi était hier soucieux et paraissait fatigué. Quand il m'a aperçu, il m'a conduit dans le salon qui est derrière le salon de la reine, et il m'a dit en

\. Courrier de Paris, par M"« Emile de Girardin. — Lettres parisiennes, t. IV, p. 64.

un grand canapé de tapisserie où sont figurés 1s dans des médaillons : Asseyons-nous sur ces î il m'a pris les mains, et s'est plaint assez amèsieur Hugo, on me juge mal '...

■emicrsmoisde i844, 'a faveur dontjouissaît

) auprès du roi et de la duchesse d'Orléans it guère de douter de son entrée prochaine >urg. Le National du 8 mars la donnait aine. Un peu plus tard, dans les derniers tembre, à la veille de la visite du roi à Windinonça que son retour d'Angleterre serait une promotion de pairs, et que Victor Hugo •lie. De tous les noms mis en avant par les : sien était celui qui paraissait réunir le plus '. Le roi revint de Windsor au milieu d'octors semaines se passèrent; la liste des noune paraissait point. On apprit que le changer et le grand référendaire, M. Decazes, is leurs efforts pour la réduire le plus possioyatent pas sans déplaisir s'accroître le nom- : collègues, estimant avec raison qu'étendre ion, c'est l'amoindrir. M. Pasquier et M. Deit surtout combattu avec énergie le choix de i. Pour faire cesser leur résistance, il n'avait oins que l'intervention personnelle de la duléans, réclamant l'exécution d'un vœu soué par son époux *.

:embre i844, M. Pasquier fut fait duc; mais érmina sans que le roi eût encore signé les ! nommant les nouveaux pairs.

es, pp. 213, 79, 83 cl 84.

ilippe, accompagné du duc de Montpensier et de

burqua à Portsmoulh, le 8 octobre 18*4, et de là

indsor.

1844, t. III, p. 564. — 25 septembre 1844.

1844, t. IV, p. 240. — 4 novembre 18*4.

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