‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 39 sur 138 · II · texte numérisé non relu

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stance ; il l'a été d'autant plus que la veille il avait voulu exiger de moi certaines modifications dans mon discours, lesquelles je n'avais pas consenties, et malgré mon refus fort net, il n'a rien changé à ses éloges. Ainsi tout s'est passé dignement et avec une parfaite convenance. C'est le dernier hommage au passé, hélas l II y a même de la division là-dedans. Se féliciter de la convenance et dire que, cette condition rigoureusement observée, tout s'est passé à souhait 1 Cher Pavie, qui nous eût dit cela il y a quinze ans à pareil mois, à pareil jour, lorsque les Consolations paraissaient (i5 mars) 1 1

Quant à Victor Hugo, il écrivait, à ce même moment, non à Victor Pavie, mais au baron Alexandre de Humboldt, chambellan de S. M. Frédéric-Guillaume IV :

3o mars i845.

Vous avez bien voulu, monsieur le baron et illustre confrère, me promettre que vous accepteriez de ma main Notre- Dame de Paris et être assez bon pour vous charger de l'offrir, en mon nom, à votre auguste Roi, pour lequel vous connaissez ma sympathie et mon admiration. Je joins à Notre- Dame de Paris mon discours si sérieux à l'Académie. Je serais heureux que vous eussiez quelque plaisir à accueillir cette marque de ma haute et profonde considération.

Tout le monde, du reste, dans la maison de Victor Hugo, aimait, célébrait le roi de Prusse. Ses disciples favoris, MM. PaulMeurice et Auguste Vacquerie, avaient fait représenter à l'Odéon, le 21 mai i844, une tragédie en cinq actes et en vers, Antigone, On lit en tête de leur pièce : DÉDIÉ à S. M. Frédéric-Guillaume, roi de Prusse, par ses très humbles et très obéissants serviteurs, P. M. et A. V.

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