‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 50 sur 138 · Henry Houssaye, loc. cit · texte numérisé non relu

Henry Houssaye, loc. cit

gnole... Vous vous perdez, je vous le dis. Quelle est donc votre ambition? Depuis les beaux jours de votre adolescence monarchique, qu'avez-vous fait? où allez-vous 1 ?...

N'admirez-vous pas comme ce vieux marquis, moins sot qu'il n'en a l'air, choisit habilement les mots les plus propres à chatouiller la démocratique faiblesse de Victor Hugo et de ses amis... de i85C: Démagogie pure... Jacobinisme... Convention... Carmagnole ? Victor Hugo aurait dicté lui-même qu'il n'eût pas trouvé mieux.

C'est à cette lettre qu'il aurait répondu, au mois de juin 1846, par la pièce de quatre cent seize vers dont j'ai parlé tout à l'heure. Mais puisque cette réponse, — je l'ai démontré, — n'est pas et ne peut pas être de 1846 comment ne pas avoir, à l'endroit de la lettre elle-même, les doutes les plus sérieux ? Si elle existe, qu'on la montre. Victor Hugo n'a certainement pas jeté au panier une lettre jugée par lui si importante, qu'il y répondait par une des plus longues pièces qu'il ait jamais écrites. Dans l'avant-propos qu'il a mis en tête de ses lettres sur le Rhin, le poète insiste sur la bonne foi, sur le souci de vérité et de scrupuleuse exactitude qu'il apporte en toutes ses publications ; il écrit ces lignes, que j'ai déjà eu occasion de citer : « On pourrait au besoin montrer aux curieux, s'il y en avait pour de si petites choses, toutes les pièces de ce journal d'un voyageur authentiquement timbrées et datées par la poste 2 . » Je ne suis pas curieux, mais je voudrais bien voir la lettre du marquis du G. d'E..., timbrée et datée par la poste.

Elle était doublement précieuse pour Victor Hugo,

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