‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 49 sur 138 · Les Contemplations, t. II, pp. 79, 96 et · texte numérisé non relu

Les Contemplations, t. II, pp. 79, 96 et

i vous ! S'il était jacobin lorsqu'il dînait au ■g chez le duc Decazes avec lord Palmerston dsdowne 1 , lorsqu'il assistait aux réceptions at 2 , et qu'on le voyait aux Tuileries avec son ir de France portant la plaque de Charles III des ordres delà Légion d'honneur, de l'Étoile Suède, de Saint-Michel et deLéopold s , — il

qu'il cachait bien son jeu !

icc de ces faits, d'autres non moins signifije rappellerai bientôt et qui nous montreront o, en 1847 el en '848, continuant à servir, à monarchie, que devient l'affirmation du poète mtemplations ? Que vaut cette date de 1846

trois fois sur une pièce devers républicaine? st fausse; fausse également la date de 1827, ;e d'une pièce insérée par Victor Hugo dans lit des rues et des bois et où sont insultés, la plus grossière, la royauté et le roi Char-

• ainsi ses vers, non par hasard ou négli- 5 par calcul, pour faire croire à l'existence imaginaires, ce n'est pas un cas pendable, àen ; cela constitue pourtant un faux en écritique, que l'on peut se permettre, paraît-il, si le MAITRE, mais que ne se permettra galant homme.

1846. — Choses vues, p. 109.

libre 18*6.— Chose* vues. p. 167.

Âoussaye, De Harine-Termee à Hauteville-Hoitst.

Déàaltdu 18 septembre ItîSa.

ans les Chansons des rues et des bois, publiées en

:e qui a pour titre : Ecrit en 1SÎ7, ainsi que culte

un visiteur parisien, pièce ultra-républicaine, datée

:tor Hugo : Domrémy, 182...

Et voyez le danger. Victor Hugo commence par se fabriquer une fausse généalogie, et il est amené à prendre des armoiries qui ne lui appartiennent pas. Il installe dans sa salle à manger, au haut bout de la table, un grand fauteuil sculpté, de forme gothique, dont le siège est fermé par une chaîne de fer et qu'il appelle le « Fauteuil des ancêtres», Ce lia patrum defunctorum : le dossier porte l'écusson des Hugo : d'azur, au chef d'or, chargé de deux merleltes de sable* ; avec le casque de chevalier et la devise : Ego Hugo 2 .

Une autre fois, comme il a vieilli sa famille, il essaye de vieillir ses opinions républicaines, qui, elles non plus, ne sont pas assez anciennes, et le voilà conduit à altérer des dates et à produire de fausses pièces.

Il publie, — en i856, — la lettre suivante, qu'il prétend lui avoir été écrite, en 1846, par le marquis du C. d'E..., son parent :

... Je vous ai vu, enfant, Monsieur, chez votre respectable mère et nous sommes même un peu parents, je crois. J'ai applaudi à vos premières odes, la Vendée, Louis XVII... Dès 1827, dans votre ode dite A la colonne, vous désertiez les saines doctrines, vous abjuriez la légitimité; la faction libérale applaudissait à votre apostasie. J'en gémissais... Vous êtes aujourd'hui, Monsieur, en démagogie pure, en plein jacobinisme. Votre discours d'anarchiste sur les affaires de Galicie est plus digne du tréteau d'une Convention que de la tribune d'une Chambre des pairs. Vous en êtes à la carma-

1. Ces armes sont celles des Hugo de Lorraine, descendants de Georges Hugo, -capitaine dans les troupes du duc René II, anobli par lettres du 14 avril 1535. Victor Hugo, qui prétendait se rattacher à cotte famille, y était complètement étranger. (Voy. Victor Hugo avant 1830, chapitre 1.)

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