‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 79 sur 138 · V Evénement du 28 octobre · texte numérisé non relu

V Evénement du 28 octobre

açne était ouverte; l'Evénement la mènera in avec une ardeur passionnée. Sa devise des urs, — Haine vigoureuse de l'anarchie, irojbnd amour du peuple, — était un peu eût pu la remplacer par celle-ci : Haine vi- 'u général Cavaignac et de la République, •ro/ond amour de Louis Bonaparte et de

Victor Hugo avait dit à Louis-Philippe : Sire, oin de vous I En 1848, le journal de Victor

Louis Bonaparte : Prince, la Providence le vous 1 L'article du 20 octobre se termine

nom ne peut pas se rapetisser, la PROYI- ■- doit à elle-même d'en sauvegarder la n'est pas seulement M. Louis Bonaparte qui à le conserver grand, c'est DIEU t »

du 1 er novembre, l'Evénement parut avec un jeu modifié et se vendit un sou, ce qui ne .'étonner un peu, les journaux, en ce tempspresque pas d'annonces. 11 faut avouer d'ailpour un journal à un sou, il était brilla mï, et que l'acheteur n'avait pas à regretter son qu'il lisait des articles tels que celui-ci, intitulé

;uple, quand ce nom est NAPOLÉON, il signifie

:naisaance du crédit, ordre, grandeur et gloire, ivailleurs el les paysans vont voir un Napoléon à 1 République, le courage leur reviendra, et ils c'est N;ijn iléon qui leur a rendu le courage... pourvu qu'ils aient abondance et joies. Le pêcheur, , adresse sa prière à sa bonne vierge de bois, puis in d'espoir, la rame et le gouvernail. Qui le raort î Le National dît : c'est l'aviron. Nous disons, la Madone, et le peuple est de notre avis...

A notre avis, quand M. Louis Bonaparte ne serait qu'un nom, la France ferait bien encore de se déclarer pour ce nom immense. Mais nous prouverons encore sans peine que sous ce nom de Napoléon il y a aujourd'hui un homme, — que derrière l'idole il y a l'idée l .

Dans une brochure en faveur du général Cavaignac publiée, au mois de novembre, sous ce titre : les Candidats à la présidence, Fauteur, Ernest Bersot, signalait, au premier rang" des soutiens de la candidature bonapartiste, avec Thiers et Emile de Girardin, Victor Hugo. « L'aigle de Boulogne, — écrivait Bersot, — s'abat sur l'Assemblée. M. Hugo monte sur l'aigle et pousse droit au soleil levant. Bon voyage, ô génie !» — « Partout, écrivait à cette même heure V Evénement, partout les modérés sont résolus à voter pour le neveu de l'empereur. Ils cèdent à l'opinion du maréchal Bugeaud, de M. Odilon Barrot, M. Thiers, M. Mole, le g-énéral Bedeau, M. de la Rochejaquelein, M. Berryer, M. VIC- TOR HUGO 2 . »

S'ils ne s'épargnaient pas à défendre, à glorifier Louis Bonaparte, Victor Hugo et son journal ne s'acquittaient pas avec moins de zèle de l'autre partie de leur tâche, celle qui consistait à démolir le général Cavaignac. Iniures et outrages pleuvaient sur lui comme grêle. Le père du général avait siégé sur les bancs de la Convention. Voici en quels termes V Événement parlait de lui :

Le nom de Cavaignac est le nom d'un homme que l'histoire associe à la plus terrible des époques, qui siégea sur les bancs les plus révolutionnaires de la Convention, qui signa la condamnation de Louis XVI, qui traîna toute sa vie une guillotine après lui, qui se montra parmi les plus cruels et qui se cacha parmi les plus obscurs, qui fut odieux comme Fou-

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