L'Evénement du 5 novembre
mblede la Constitution, el dont j'ai fait partie, vous ayant se des explications sur leur vote, je vous demande la ssion d'y ajouter la mienne.
suis convaincu qu'il ne saurait y avoir ni stabilité pour
luvoirs publics ni indépendance pour les simples citoyens un gouvernement où l'omnipotence législative est conh dans nne assemblée unique...
représentant qui se rencontrait ainsi avec Victor > dans l'expression de ses craintes pour l'avenir et sa réprobation de la Constitution du 4 novembre M. de Montalembert '. En i8/(8, en i84g encore, l'a la lin de l'Assemblée nationale, ils ne cessèrent ;ue jamais de confondre leurs votes, — ce qui n'emira pas Victor Hugo de dire à la tribune, le 23 mai : « M. de Montalembert m'a accusé hier, et dans le
auquel il appartient, on m'accuse volontiers d'acommeon dit, déserté le camp de l'ordre. Messieurs, ii, je le dis a M. de Montalembert, je n'ai jamais 1 le sait bien, dans le même camp que lui s . »
Constitution était votée ; restait à élire le président, icore, M. de Montalembert et Victor Hugo allaient couver dans le même camp; tous les deux patront la candidature du prince Louis-Napoléon Bona- . Seulement, tandis que M. de Montalembert le nait assez mollement, sans grand enthousiasme, r Hugo et son journal l'Evénement prenaient la lu mouvement napoléonien. Dés le 25 septembre, ademaïn de la quintuple élection du prince à Paris
tonileur du S novembre 1848. — Lettre de M. de Montart, représentant du Doubs.
loniteur du Si mai 185U.
et dans les départements de l'Yonne, de la Charente-Inférieure, de la Moselle et de la Corse, V Événement publia un article intitulé :Le troisième retour de V Empereur t où se lisaient ces lignes :
M. Louis-Napoléon Bonaparte doit, dit-on, arriver ce soir à Paris. Ce n'est pas un homme qui revient, — c'est une idée...
Depuis i8i5, le peuple attend Napoléon... Il a besoin d'un idéal, d'une vision, d'un amour. Cet idéal, cette vision, cet amour, c'est L'EMPEREUR... Celui que le peuple vient de nommer représentant, c'est le vainqueur d'Iéna, c'est le héros d'Arcole, c'est l'homme de l'apothéose et du succès, c'est l'homme de la colonne et de la gravure ; sa candidature date d'Austerlitz 1 ...
Un mois après, le 26 octobre, l'Assemblée nationale fixe au 10 décembre l'élection présidentielle. Sans perdre un jour, le journal de Victor Hugo pose la candidature de Louis Bonaparte, Son article respire un véritable lyrisme :
Ce nom a le rayonnant mirage de l'empire. Ce nom, NAPOLEON, quel que soit l'homme qui le porte, veut dire tant de choses! Il veut dire Marengo, il veut dire Austerlitz, il veut dire : Souvenirs, — il veut dire aussi Espérances l...
Maintenant, si on nous suppose un peu prévenus pour Louis Bonaparte, on ne se trompera pas. Nous sommes comme le peuple et comme l'enfant, nous aimons ce qui brille... Nous avons l'enthousiasme, précisément parce que nous avons l'impartialité. Nous voyons passer dans la rue un homme qui s'appelle Napoléon, nous ne pouvons nous empêcher de le saluer au passage. Sans nous associer à cette superstitieuse faveur qui accompagne aujourd'hui M. Louis Bonaparte, nous la comprenons. C'est un touchant appel que la France fait à Dieu. Elle a besoin d'un homme qui la sauve, et ne le trouvant pas autour d'elle dans la sombre tempête des événements, elle s'attache avec un suprême effort au glorieux rocher de Sainte-Hélène 2 .
1 , L' F- vertement du 25 septembre 1848,