Le maréchal Bugeaud mourut le 10 juin
ter le décret lui-mi sait « le pouvoir ex ■s dans lesquelles nt». C'était l'état d du Président et de >up sûr et dont Vi< i mission prenaient 1 evant le pays. Cet a l'accepteront tou îi, il en sera quitte I, beaucoup plus ta ce fât, M.Victor I ■ésister à YETAT il se présentât 1 .
jo, votèrent l'état c ts*. -
,' Assemblée eut à jet de loi présenté [ucl le gouvernen lée, à interdire les îature à comprom prendre part à la < ;s yeux une violatl effet, avait inscrit ] citoyens 3 . Victor partager les senti i . à armer le gouv nions publiques *.
jes premières séac
. Avant Vixil, p. 459 es de Victor Hugo en . Moniteur du lï juin . Constitution de iS4 . Moniteur du 20 juin
L'ASâKMBLÉE LÉGISLATIVE
scandales dont elle était presque quotïdiennemen théâtre, avaient fait comprendre la nécessité d'appc des modifications importantes an règlement. Le rap de la commission chargée de le reviser fut dépos 28 juin. Tandis que les règlements des dernières ass blécs délibérantes n'admettaient que des peines mon le rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal < censure, le projet de la commission créait une peine 1 velle, la censure avec exclusion temporaire du lieu séances. Si le membre exclu reparaissait à l'Assem avant l'expiration du délai fixé, sa présence était coi tée par le bureau. Le président devait lever la séano sur son ordre, le représentant était arrêté et conduit un local préparé a cet effet par les soins des q tears, où il gardait les arrêts pendant trois jours*. ( disposition, qui visait surtout la Montagne, fut com tue comme monarchique par les orateurs de la gau Elle fut votée par les membres de la droite, et en p. cuber par Victor Hugo, dans la séance du 6 juillet * Un décret du président de la République, en dat( i5 juin, avait rétabli le général Changarnier dans le 1 blc commandement des gardes nationales de la Seir des troupes de la première division militaire. Ce eu devait cesser avec le rétablissement de la paix puni dans la capitale. Désirant prolonger le plus longtc possible les pouvoirs exceptionnels du général Chan nier, M. de Montalembert demanda l'abrogation pu simple de l'article 67 delà loi du 23 mars i83i su garde nationale, article qui interdisait la réunion deux commandements. La commission qui fut nom se prononça, non pour la suppression absolue, 1
pension de cet article 67, jusqu'à ce que l'orie la garde nationale et la constitution de ssent été réglées par une loi. Plusieurs meramajorité refusèrent de suivre la commission; :ent de frayer le chemin à la dictature mili- [ues-uns même, comme le général Baragucyévoq liaient les souvenirs du 18 ;Brumairc.
fo n'avait point de ces craintes. Il vota, le accord avec M. de Montalembert, la proposi-
let, il vote de nouveau eu faveur de Changarinqueur du i3 juin, à l'occasion d'un projet
if à l'indemnité des frais de service du comupérieur des gardes nationales de la Seine, mment combattu par la gauche *. C'est sans racheter ses votes de i848 et de i84fl en fanerai que, longtemps après, il a tracé de lui : « Ancien héros déformé, interrupteur initiant soldat devenu clérical trembleur, gént Abd-el-Kader, caporal derrière Nonotte et, se donnant, lui si brave, la peine d'être bra- 'idicule par où il eût dû être admiré, ayant lire de sa très réelle renommée militaire un il postiche, lion qui coupe sa crinière et s'en
, au lendemain de nos premières défaites, er, oubliant son emprisonnement, ses dix-huit sa carrière brisée, est accouru au quartier gé- 'empereur, et, malgré ses soixante-dix ans, a irnais de guerre. Et Victor Hugo, qui insulte
r du 8 juillet 1849.
ir du 10 juillet 1S49.
exil, p. XXV1U.
à ce vaillant, qu'a-t-il fait pendant la guerre? Il a fait des vers, et nous savons, par une de ses lettres, qu'il les a vendus fort cher i . Il s'est coiffé du képi et il n été des derniers à le quitter. Quoi encore? A l'assemblée de Bordeaux, il ne se faisait pas faute d'entretenir ses auditeurs des gardes qu'il avait montées, de ses persévérantes démarches pour obtenir d'être envoyé aux remparts. Un de ses collègues, M. Courcelle, représentant de la Haute- Saône, rapporte à ce sujet, dans ses Souvenirs inédits, une anecdote qu'il veut bien m'autoriser à reproduire ici. Tous deux faisaient partie du premier bureau de l'Assemblée, présidé par l'amiral La Roncière Le Noury. Un jour, Victor Hugo parla, selon sa coutume, de sa conduite pendant le siège, du violent désir qu'il avait eu, du commencement à la fin, de marcher à l'ennemi. Et désignant le président : — « Oui, continua-t-il, mon noble ami, mon vaillant ami l'amiral, qui est là, vous dira que j'ai voulu partager ses dangers, que je l'ai, a plusieurs reprises, sollicité pour le faire. » — N'y tenant plus, l'amiral se tourna vers son voisin, et, se faisant de sa main un écran, lui dit à demi voix : — « Mais ce n'est pas vrai! Ce n'est pas vrai ! Je l'ai un jour invité à déjeuner dans mon fort, et il n'a jamais osé venir 8 ! »
Il nous faut revenir à 1849 et à « l'histoire » contée par Victor Hugo pour expliquer « ce qu'on a appelé son apostasie ». Cette « histoire ne » tient pas, nous ve-
1. Lettres inédites de Victor Hugo, publiées par M. Henry Lapauze dans le Figaro du 21 février 1891.