Mémoires Sun royaliste
L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE i83
Élu à l'Assemblée législative par le département d'Illeet- Vilaine, M. Armand de Melun demanda à l'Assemblée, dès le début de ses travaux, de nommer dans ses bureaux une commission de trente membres, pour préparer et examiner les lois relatives à la prévoyance et à l'assistance publique.
La discussion sur cette proposition s'ouvrii le 9 juillet 1849. Victor Hugo prit le premier la parole. Il appartenait encore à la droite. Dans cette même séance du g juillet, Un instant avant démonter à la tribune, il avait voté, contre toute la gauche, en faveur de Pindemnité allouée au général Chahgarnier pour frais de service et de représentation.
Il appuya énergiquement la proposition de M. de Melun. Déjà, dans son bureau, après avoir affirmé que (de grand homme politique d'à présent serait un grand homme chrétien », il s'était élevé contre Y esprit d'anarchie, contre les partis violents, les hommes chimériques, qui, « trouvant la misère publique à leur disposition, la saisissent et la précipitent contre la société». A la tribune, il renouvelle ces déclarations, il félicite la majorité d'avoir, le i3 juin, vaincu le terrorisme et l'esprit de révolution. « Messieurs, dit-il, vous venez, avec le concours de la garde nationale, de l'armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l'état ébranlé encore une fois. Vous n'avez reculé devant aucun péril, hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même 1 . » Ce qu'il veut, ce qu'il demande, c'est que l'Assemblée prépare « le code coordonné et complet, le grand code chrétien de là prévoyance et de l'assistance publique » ; c'est