‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 97 sur 138 · Moniteur du 10 juillet · texte numérisé non relu

Moniteur du 10 juillet

itouffe « les chimères du socialisme sous les de V Évangile '».

ju'îl eût, dès cette époque, écrit en partie son les Misérables ', Victor Hugo n'apportait sur I sujet, la Misère, aucune idée, aucune vue nou- .u fond, tout son discours roulait sur un lieu i, le plus vulgaire du monde et le plus rebattu, uffisance de la force matérielle pour rétablir et t l'ordre, sur la nécessité de faire la paix, non :it dans la rue, mais dans les esprits et dans les liais cela, nul ne le contestait. A quoi bon dès iter à la tribune pour proclamer pompeusement ité reconnue et acceptée de tous, à droite aussi à gauche ? Victor Hugo, afin de motiver sa hasupposait que cette vérité était violemment comque beaucoup, parmi ses collègues, la repousstimant qu'il n'y avait rien à faire, que la résuffisait pour le présent et la compression pour que tout le reste était déclamation et chimère. ença ainsi : « Messieurs, j'entends dire à tout et J'entendais dire encore tout à l'heure aumoi, au moment ou j'allais monter à cette qu'il n'y a pas deux manières de rétablir l'ordisait que dans les temps d'anarchie il n'y a de iouvcrain que la force, qu'en dehors de la force, tain et stérile, et que la proposition de l'honoraî Melun et toutes autres propositions analogues ître tenues à l'écart, parce qu'elles ne sont, je

lu sieurs endroils de son discours, Victor avait parlé ■i ■& du lociittisme. Dans son lexie, revu et corrigé à iù, devenu socialiste, il essayait de fairo croire qu'il ijours cte, il a mis : tes chimères d' UN CERTAIN soda- '. Avant l'exil, pp. 806 et 207,et le Moniteur du 10 juillat

ci-dessus, chapitre vu

L'ASSEMBLEE LÉGISLATIVE i

répète le mot dont on se servait, que du socialisme ( guisé. »

De tous les bancs de la droite s'élevèrent des dénéj tïons, des protestations indignées. Le discours de Vie Hugo était écrit ; il continua donc : « J'ajouterai, M sieurs, qu'on allait encore plus loin... » Ici Victor Hu met simplement ce mot : Interruption. Il supprime scène qui suivit ses paroles et que le Moniteur nous

Vives et bruyantes réclamations. Voix nombreuses : Qi dit cela?

M. Benoist d'Azy. Ce sont des chimères. Vous combai une opinion que personne dans l'Assemblée n'a exprimée et veut accepter. L'Assemblée tout entière se lève pour la ci battre.

M. le Président. J'entends de toutesparts des rèclamatio Personne n'accepte l'objection, personne ne prétend l'ai faite; vous pouvez la prendre comme une abstraction, n votre adversaire n'est pas là. (Très bien! Approbation gt rote.)

H. de Chazelles. C'est très commode de réfuter ainsi arguments que personne n'a faits.

M. Mole, membre de la Commission. La proposition M. de Melun a été appuyée à l'unanimité, dans les bureai dans la Commission, partout!

M. Cordieh. Il n'y a rien de loyal dans cette manière discuter '.

Un peu plus loin, nouvelles protestations, que Vie Hugo a eu encore bien soin de biffer, lorsqu'il a rej duit son discours :

Un membre à droite. La Commission représente la majc de l'Assemblée que vous attaquez indignement. (L'agita, continue.)

Voix nombreuses. Qui? qui?

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