‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 109 sur 159 · Moniteur du Ifi juin · texte numérisé non relu

Moniteur du Ifi juin

Et c'est tout. Le ministre de l'intérieur déclara qu'il avait déjà donné des ordres pour que les auteurs de ces actes do violence fussent recherchés et poursuivis. La majorité applaudit aux paroles du ministre, et l'incident fut clos. A la même heure, tous les journaux du parti de l'ordre, les feuilles royalistes en particulier, la. Gazette de France, l'Opinion publique et l'Union, stig-matisaient ces excès avec énerg-ie, sans croire pour cela qu'ils changeaient de camp et se séparaient de la majorité. Mctor Hug-o lui-même entendait si peu rompre avec elle que, de toutes les mesures qui furent alors proposées par le g-ouvernement ou par les membres de la droite, il n'en est pas une seule à laquelle il ne se soit associé par ses votes. Les vainqueurs n'avaient point à l'attirer dans leur camp : il y était venu de lui-même et il y restait.

Le i3 juin, le ministre de l'intérieur avait demandé la mise en état de sièg-e de Paris et du territoire composant la première division militaire. L'Assemblée s'était immédiatement réunie dans ses bureaux. Le quatrième bureau, très réactionnaire, tour à tour présidé par le maréchal Bug-eaud 1 et par I\L Bcrryer, élut Victor Hug'o commissaire. A cinq heures et demie, M. Gustave de Beaumont donnait lecture du rapport de la commission. 11 y était dit : « La société menacée par les partis anarchiques ne peut être sauvée que par l'union intime de tous les amis de l'ordre... Plus la répression sera prompte et énergique, plus elle sera efficace; il est des cas où l'énergie est encore de l'humanité. » Le rapporteur concluait en ces termes : « Votre commission a été d'avis à l'unanimité de vous proposer de déclarer l'urg-encesur le décret; à la même unanimité, elle vous propose d'a-

\. hit maréclial Bugeaud mourut le 10 juin 184'J.

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