Auguste Yacquerio, Profils et Grintaces, I80G
LE DEIX-DKCE.MBRE 209
Messieurs, j"ai le droit ôo parler ainsi. Dans /non ohsciiri.h-, j'ai été de ceux qui ont fait ce (ju'ils ont pu, j'ai été de ceux qui ont averti les deux monarchies, qui l'ont fait loyalement, qui Tout fait inutilement, nuiis qui l'ont fait avec le plus ardent et le plus sincère désir de les sauver. [Cldineurs el ch'ni'f/fifioiis à (/roi le '.)
Ouvrons maintenant le Moniteur ot les autres journaux du temps. Nousy trouvons ceci :
M. Victor Hur.o. J'ai été, dans mon obscurité, j'ai été de ceux qui ont averti les deux monarchies entraînées... {E.rchi- /nations i/'onirjiies àd/'oite.)
M. DE MoRNAY. X'atjo/'dez pas ce te/'/^a i /i-là , c/^oije:-///oi.
M. Victor Hugo. J'ai été de ceux-là; les faits sont là pour le prouver...
Un /ne//}tj/'e à d/'oite. Et les lettres aussi 2.
Les interruptions sont au Moniteur ; mais pour Victor Hug-o elles n'existentpas. Cependant l'incident continue:
M. Victor Hugo. Je répète que j'ai été de ceux qui ont averti les deux monarchies entraînées... (Mais /ion ! mais non !) Eh bien! je vais vous citer une date, et vous pourrez lire ; lisez ce que j'ai dit à la Chambre des pairs le 12 juin 18^7.
(M. (le Monteliello dit qi/"l(jiie>i /nots de sa pla^e r/i /•iant.)
M. Victor Hugo. M. de .Montebello doit s'en souvenir.
M. DE Montebello. Mais non! mais nou"^!
Voici comment Victor Hug'o arrange les choses :
Vous le niez? Eh bien! je vais vous citer une date. Lisez mon discours du 12 juin 1847 à la Chambre des pairs; M. de Montebello, lui, doit s'en souvenir.
[M . de Mo/iti'l)idlo baisse la tète et ga/^de le silence. Le calme se /•éfaljlit '.)