‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 147 sur 159 · VICTOR HUGO ET TOURGUÉXEFF · texte numérisé non relu

VICTOR HUGO ET TOURGUÉXEFF

L'anecdote suivante, éiralement empruntée aux Souvenirs sur Tourguéneff, n'est pas moins caractéristique :

Sur la vanité d'Huço, TourGi-uéneff ne tarissait pas, et M. Garchine a recueilli sur ses lèvres cette étrange anecdote.

Un soir, des admirateurs d'Hugo réunis dans son salon rivalisaient à qui mieux mieux à vanter son erénie, et on énonça, entre autres choses, cette idée, que la rue qu'il habitait devrait porter son nom.

Quelqu'un remarqua que cette rue était trop petite et bien peu digne du g-rand poète. L'honneur de porter son nom appartient à un endroit plus remarquable de la capitale.

El chacun d'énumérer les endroits de Paris les plus fréquentés, en suivant une échelle ascendante, jusqu'à ce qu'un jeune homme s'écria avec enthousiasme que la ville même de Paris devrait considérer comme un honneur de porter le nom du g-rand poète.

Appuvé à la cheminée, Hugo écoutait complaisamraent ces

1. Annales littéraires, publication colleclite des Bibliophiles contemporains pour 1800. (Novembre 1890.)

Page 1