‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 27 sur 159 · V. IL · texte numérisé non relu

V. IL

Les poètes, hélas ! sont toujours poètes, même cjuand leur cœur est déchiré. M"ie Victor Hug-o n'était qu'une mère ; elle écrivait, au même moment, à Victor Pavie, un billet affolé, illisible, trempé de ses larmes ; elle disait :

Mon pauvre Victor, ma fille avait prié le jour de sa première communion pour que Dieu vous envoyât des enfants; Dieu a exaucé ses prières. 'Maintenant, priez, priez notre Maître, afin que je sois réunie aussitôt ma mort à mes enfants; le mari de ma fille est mon fils ! Le Seigneur n'a pas voulu les séparer même une seconde. Eh bien! mon ami, demandezlui cela, votre prière sera exaucée aussi, j'en suis sûre; c'est ce que vous pouvez pour votre malheureuse amie, et c'est tout.

Vicomtesse A. Victor Hugo ^.

En apprenant la catastrophe de Villequier, Victor Pavie avait écrit à Sainte-Beuve, le suppliant de se réconcilier avec les Hugo, de rentrer par cette large blessure dans l'amitié du poète. Il en reçut la réponse suivante :

Le i4 (septembre i843).

... Non, je ne suis point rentré par cette large blessure comme vous dites si éloquemment ; je ne l'ai pas dû, je n'ai

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