‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 29 sur 159 · Adèle Hugo · texte numérisé non relu

Adèle Hugo

2. Cillions do Victor Pavio : correspondance de S.iinle-Ronvc.

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La maison de la place Royale est Irisle, silencieuse. La nuit, on doit entendre cependant les éclats de voix que la douleur l'ail ])0usser à la pauvre mère, ([ui a continuellement entre ses mains la chevelure de la noyée ; dans le Jour, Ilui^'o tient endjrassés ses enfants assis sur ses genoux. La jeune sœur ne connaît pas encore toute l'étendue du malheur ; on ae lui a encore parlé que de la mort de M. Vacquerie...

Quand nous voyons une étoile glissant dans le ciel et semblant s'ahîmer dans le mystère de l'éternité, notre œil la suit avec indillërence ; mais (ju'une pauvre créature nous soit ravie, alors c'est un drame atlreux qui brise notre cœur, et cependant qu'est ce faible atome en comparaison d'un monde ?

La vie est une lumière (jui nous aide à nous conduire vers le cercueil. Pour cette pauvre Didine, cette lumière s'est éteinte dans l'Océan, au lieu de s'anéantir au souffle des passions. Tôt ou tard les forêts tiennent à notre disposition les planches de notre cercueil, et la nature se rit de la mort de l'honnue, comme l'enfant, de la bulle de savon, qu'une autre a bienlôt remplacée. Qu'importe que cette lumière soit renfermée dans une lampe d'or ou d'arg'ile ! C'est toujours la même fragilité

Si j'avais un conseil à donner à Hugo, je l'engagerais

à faire fondre en bronze labar([ue, et je la renverserais sur les ({uatre cercueils. En 1812, étant à Rome dans l'atelier de Canova, avec lord North, à visiter le tombeau de Nelson, je dis à ce lord : Il serait bien plus convenable de faire fondi'e la ({uille du vaisseau sur lequel est mort votre grand marin, de la renverser sur son cercueil, et d'y asseoir ensuite la Mctoire. Cette idée serait bien mieux comprise par le peuple "...

Au mois de janvier i844) Victor Pavic recevait de son frère une lettre d'où je détache ces lig'nes :

Le grand-père Foucher a vieilli en quelf[ues mois des dixneuf ans ([u'avait sa petite-tille. Le poète souffre au cœur, à l'esprit, à la gorge et aux yeux. Mi"« Hug-o était au lit malade de chagrin, à trois heures, ([uand ma femme a frappé à sa porte. Les enfants vont bien ; Charles, très grandi, est en seconde; ton ami, Toto, le poète, tout guéri, shakespearien et rabelaisien, est en quatrième. Quand on songe que ces deu.x

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