‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 39 sur 159 · Clironiques parisiennes, p. 29o · texte numérisé non relu

Clironiques parisiennes, p. 29o

cher ce côté faible et sensible de sa nature *... » Un article de Charles Labitte, dans la Revue des Deux-Mondes, traduisit très exactement l'impression générale; en voici les dernières lig-nes :

Certes, on comprendrait à la rig-ueur que .M. Victor IIusco, librement discuté au dehors par M. Saint-Marc Girardin, lui eût fait poliment quelques-unes de ces objections ou d'autres pareilles ; mais c'était à la condition, imposée par les plus simples convenances académiques, de rendre justiceau brillant passé d'un confrère dont l'avenir pourrait être jjIus brillant encore. Le récipiendaire i)récisément avait revendiqué dans son spirituel discours. « la plus vieille et la plus gracieuse des libertés françaises, la liberté de la bonne compai^-nie, où tout peut se dire, pourvu que tout se dise bien ». >I. Hug-o a profité de la liberté, mais pas du précepte ; il a oublié (jue dans les tournois littéraires la chevalerie est encore de mise. Sa harang-ue tendue et lourde a quelquefois atteint l'éloquence, et nulle part l'urbanité. On sait le profond dédain que M. ^'icto^ Hug'o professe pour la critique : comment l'illustre poète a-t-il donc consenti à s'essayer dans un genre si misérable, et comment, s'abaissant jusque-là, a-t-il si mal réussi ^ ?

Victor Hugo avait une revanche à prendre ; la réception de Sainte-Beuve va lui en fournir l'occasion.

Sainte-Beuve s'était mis sur les rang-s pour remplacer Ca.simir Delavig-ne. C'était sa première candidature, il était jeune, il pouvait attendre ^ : mais il ne l'ententlait point ainsi et apportait dans sa poursuite une véritable passion. Il voulait pouvoir dire :

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