‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 77 sur 159 · Id · texte numérisé non relu

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L'ASSEMBLEF. CONSTITUANTE 127

cice des fonctions de représentant est sacré. Il constitue comme il impose un droit, un devoir inviolable... Aucun pouvoir ne peut arracher le représentant de son siège au moment où il délibère et où le sort du pays peut dépendre du vote c|u'il va déposer dans l'urne. » Et il s'empressait d'ajoator : « Que le conseil, du reste, ne voie pas dans mes paroles autre chose que l'accomplissement dan devoir. Personne plus que moi n'honore la g-lorieuse épaulette que vous portez, et je ne cherche pas, certes, à vous rendre plus difficile la pénible mission que vous acconq)lisscz. » Il résumait enfin ses explications en disant : « Je ne refuse point de venir ici... Ce que je veux maintenir, c'est mon droit de représentant... Ce II est qu'une question d heure choisie... Rien n'était plus facile que de concilier les droits de la représentation nationale et les exig-ences de la justice : c'était de demander l'autorisation de M. le président de l'Assemblée et de s'entendre sur l'heure *. » Voilcà donc à quoi se réduit cette fameuse résistance à l'état de siège, cette énerg-ique réprobation des conseils de guerre : il ne s'agit que de s'entendre sur Vheure I

Sur cette question de l'état de siège, Victor Hugo en prend vraiment trop à son aise. A l'entendre, l'état de siège l'a toujours trouvé devant lui debout, frémissant, indigné. Il a toujours protesté « contre toutes les variétés de joug, depuis le mariage sans le divorce dans la famille jusqu'à l'état de siège dans la cité ^ » ; « il a toujours repoussé cette fausse république de conseils de guerre et d'état de siège ^. » A quelque époque que

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