Avant l'exil, introduction, VI
'i.Ibid., introduction, XXVI.
128 VICTOR HUGO APRKS 1830
ce fût, il a toujours « résisté à l'état de sièf/e sous quelque forme qu'il se présentât^ ».
Voilà les Paroles. Voyons les Actes.
Le 24 juin 1848, Victor Huifo vote la mise en état de sièg-e de Paris; il accepte d'être l'un des commissaires charg-és d'aller le proclamer dans la ville.
Le i^J'août, il appuie l'interpellation d'un membre de la droite, M. Crespel de Latouche, sur la suppression de onze journaux, frappés d'interdit le 25 juin, sur l'arrestation et la détention au secret, neuf jours durant, du directeur de la Presse, M. Emile de Girardin. Tout en demandant qu'on laisse reparaître les journaux supprimés, il se prononce très nettement pour le maintien de l'état de siège. « Je le déclare, dit-il, l'état de siège est nécessaire-. »
Le 2 septembre, un membre de la g-auche.M. Liechtenberg-er, fait une proposition relative à la levée de l'état de siège avant la discussion sur le projet de constitution. Victor Hugo .se garde bien de l'appuyer. Après avoir dit que l'état de siège n'implique pas la suppression de la liberté de la presse, il ajoute : « Pour pacifier la rue, vous avez l'état de siège; pour contenir la presse, vous avez les tribunaux... L'état de siège est un état défini et légal, on l'a dit déjà... Quant à moi, je le déclare, j'ai prétendu donner au ^pouvoir exécutif l'état de siège, je l'ai armé de toute la force sociale pour la défense de l'ordre ; je lui ai donné toute la somme de pouvoir que mon mandat me permettait de lui conférer... Quant à moi, qui crois l'état de siège nécessaire... Que l'état de siège soit maintenu et que la loi soit respectée, voilà ce que je demande ^. » —