Je salue votre grande âme, V. II. » (Op. cit
Pauvre M. Barbes ! érrivait-il, qui, le 25 juin, clans sa <lKun!)rc du donjon de Vincennes, avait mis des bottines vernies et des g'ants jaunes, et avait invité la femme du gouverneur à dîner le lendemain au palais National !
Il ne se doutait pas de cette traîtreuse liste qui se composait pendant ce temps-là ' et qui lui décommandait son diner.
Arrière, donc, M. Barbes !
Arrière ! arrière !
Si quelque chose poiioaif me /dire vegreiter la défaite des insurf/és, ce serait cela. J'aurais voulu, je l'avoue, que i insurrection triomphât pendant douze heures, rien que pour assister à l'immense jtied-de-nez de messieurs les répuhlicams de V avant-veille lorsqu'ils seraient arrivés avec leurs g-ants blancs et leur sourire jaune pour partac^er le gâteau, et qu'ils auraient apereu toutes ces mains rudes et noires à la besogne !
J'aurais été satisfait d'être témoin de cette malice de la Providence et de voir enfin Raton manger les marrons à la barbe de BERTRAND.
Au culte de Barbes, les républicains de ce temps-là en joig-naient un autre, le culte de la Marseillaise. Charles Hugo vient de dire son fait à Barbes. C'est M. Auguste Vacquerie qui se chargera de crier silence à la Marseillaise. Dans son feuilleton du 1 1 septembre, rendant compte d'une représentation de Phèdre par M"eRachel, d terminait par ces lig-nes, — dont le rappel lui sera sans doute agréable :
La toile tombée, un certain nombre de voix ont crié : la Marseillaise! On se souvient peut-être qu'avant son départ, Mlle Rachel avait l'habitude de terminer tous ses rôles par la
\. Liste trouvée sur un insurgé et d'après laquelle le nouveau gouvernement aurait été ainsi composé : Flotte, cuisinier, président de la République; — Adam, camhreur, ministre delà guerre; -—Malarmé, monteur en bronze, ministre de l'intérieur; Valério, seieur de lon^-, ministre des alTuires étrangères; — Savary, cordonnier, ministre de la justice; — CoH'uvru, homme de lettres, ministre de l'instruelion publique.
iMdi-st'ilhn'se... M"e Rachel a compris que CE CIIAXT DE MASSACRE ET DE SAXG n't'-tail plus d'à-ijropos aprrs les saun-lantes journées de Juin, et elle a eu le bon sens delairc dire par le réijisseur ([uelle était trop fatiijuée pour chanter*.