‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 89 sur 159 · Monileur du 22 octobre · texte numérisé non relu

Monileur du 22 octobre

Constitution le droit an travail. Son amendement fut repoussé par 038 voix contre 80. Victor Hug-o avait voté contre '. Patience île jour n'est pas loin où il professera toutes les doctrines du citoyen Félix Pyat.

Le vote définitif de la Constitution eut lieu le 4 novembre. Elle fut acceptée par 789 suflfrag-es ; 3o voix seulement la repoussèrent. Il y eut près de deux cents abstentions. Victor Hug'O n'avait pas trouvé que ce fût assez de s'abstenir, il avait tenu à voter contre, en même temps que MM. Berryer, Benoist d'Azy, Crespel de Latouclie, de JNIontalembert, de Puység-ur, de la Piocbejaquelein, de Sesmaisons. Le lendemain, sous ce titre: le ^'otc de Victor Hugo contre la Constitution, l'Evénement publiait un article qui se terminait ainsi : « Sur presque toutes les questions fondamentales, M. Victor Hug-o est resté en désaccord avec la Constitution -. »

A la même lieure, paraissait dans le Moniteur la lettre suivante:

Monsieur le Rédacteur, h' institution d'une Assemblée unique me paraît si périlleuse pour la tranquillité et la prospérité d'un pays, que je n'ai pas cru pouvoir voter une constitution où ce i^-enne de calamités est déposé.

Je souhaite profondément ((ue l'avenir me donne tort. A'euillez agréer,

Paris, ce 5 novemljre.

En môme temps que cette lettre, le Moniteur en publiait une autre ainsi conçue :

Monsieur le Rédacteur, Plusieurs membres de la faible minorité qui a repoussé hier

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