LE DIX DEC KM 15 UK
M. DE MoHNY. Il fait ce métier-là depuis trente ans !
M. DE Heeckeken. Je l'ai vu, je l'ai entendu !
M. DE Falloux. llHg^urait sur ces listes pour le ministère d.^ l'instruction publique, ce dont personne ne s'étonnait, d'abord à cause de certaines compétences personnelles que nul ne cont;^stc à M. Victor Hugo; ensuite, parce que rien dans son lang:ai>-e ni dans ses votes, à cette époque, ne pouvait taire qu'on s'étonnât de le rencontrer sur cette liste.
M. Legros-Devaux. Ni à l'Elysée. (Rirfs hmijants à (Irai le K)
Victor Hug-o était présent. Il ne protesta pas. Le lendemain il apporta à la tribune une réponse laborieusement préparée ; elle est muette sur cette partie du discours de M. de Falloux.
Toutes les fois cpi'il avait été question de l'entrée de Victor Hug-o au ministère, la bonne volonté du Président était venue se briser contre un obstacle invincible, la résistance de tous les autres membres du cabinet, se refusant opiniâtrement à l'accepter pour collèg-ue.
Sachant qu'il avait pour lui le prince-président, convaincu que ce dernier, un peu plus tôt, un peu plus tard, trouverait l'occasion de récompenser ses sex'vices, Victor Hug-o resta dans le camp du neveu de l'empereur et continua de voter avec la droite.
Le 2 janvier i8/j(), il vote un crédit applicable à un supplément de traitement de l'archevêque de Bourges, élevé au cardinalat 2.
La 4) il repousse une interpellation des députés de la g-auche, attaquant M. de Falloux pour avoir institué près de lui des commissions chai-g-écs de préparer une loi sur l'instruction j)rimaire et une loi sur l'instruction secondaire ^.