‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 95 sur 159 · Moniteur iUi o janvier lïlly · texte numérisé non relu

Moniteur iUi o janvier lïlly

3 Moniteui- du 5 janvier.

Le 22, 11 vote le projet de loi tendant à faire renvoyer les auteurs et complices de l'attentat du i5 mai devant la Haute-Cour de justice ^

L'Assemblée constituante procéderait-elle, avant de se séparer, à l'élection delà totalité des membres du Conseil d'Etat, ce qui lui permettrait de n'y faire entrer que des républicains ? La droite, — et Victor Hug-o avec elle, — votèrent pour que l'élection fût faite par l'Assemblée lég-islative -.

Léon Faucher, ministre de Tintéricur, très courageux, très crâne, avait pris vis-à-vis de la g-auche une attitude de combat. Le lo janvier iS/i*), il avait invité les préfets à surveiller l'association de la Solidarité vépiihliraine et à la poursuivre, soit comme société secrète, soit pour contravention à la loi qui proscrivait les affiliations de clubs à clubs 3. Le 24 janvier, sans licencier encore la g-arde mobile, dont l'esprit était douteux, il avait réduit ses bataillons de ving-t-cinq à douze; les douze bataillons conservés pouvaient être employés, non seulement à Paris, mais sur un point quelconque du territoire français ou de l'Alg-érie. 11 avait prescrit les précautions j

nécessaires pour prévenir tout désordre dans le quartier ^

des écoles et aux coui's du Collèg-e de France. Le

26 janvier, il était monté à la tribune et y avait lu un projet de décret sur les clubs : le premier article était ainsi conçu : Les clubs sont interdits. Le cabinet demandait Furg-ence pour son projet. Dans la séance du

27 janvier, sur le rapport de M. Senard, l'urg-ence fut repousséc par 4i8 voix contre 2^2, aux applaudis.semeats enthousiastes de la "-auche. Victor Hu^'o avait

■1. Moniteur (\\i 23 janvier.

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