‹ Victor Hugo après 1830Chapitre 113 sur 151 · Lettres de Victor Hugo aux Berlin, p · texte numérisé non relu

Lettres de Victor Hugo aux Berlin, p

Le 12 août 1882, la Comédie-Française s'était engagée à préparer la reprise à*Hernani pour le courant du mois de janvier i833. Le 26 janvier i835, il avait été stipulé de nouveau qu'Hernani serait repris dans les six mois qui suivraient le 10 avril i835, et, déplus, que Marion de Lorme serait jouée deux fois au moins dans Tannée, à compter du mois de novembre i835. Nouvelle convention le 2 avril 1887 : la Comédie-Française devait effectuer enfin la reprise à'Hernani et jouer Angelo quinze fois au moins, du 2 avril au 22 septembre 1837.

Aucun de ces traités n'avait reçu son exécution. Hernani et Marion de Lorme n'avaient pas été repris. Quant à Angelo ^ du 2 avril au 22 septembre, il n'avait été joué que cinq fois. Il est bien vrai que les recettes de ces cinq représentations avaient été inférieures aux frais ; mais l'engagement contracté par le théâtre' n'en subsistait pas moins ; la perte qu'il subissait ne le déliait pas de ses obligations.

Victor Hugo assigna M. Védel devant le tribunal de commerce. Le poète réclamait à la Comédie-Française trente mille J'rancsk titre de dommages-intérêts, pour le passé *; il demandait en outre, pour l'avenir, qu'elle fût tenue, sous une sanction pénale, de représenter ses ouvrages. A l'audience du 6 novembre 1887, après la plaidoirie de son avocat M^ Paillard de Villeneuve, et celle de M« Delangle, avocat de la Comédie-Française, Victor Hugo se leva et justifia très habilement sa demande, sans phrases cette fois, sans métaphores, sans antithèses, produisant surtout des chiffres qu'il mania, du reste, en homme d'affaires et en homme d'esprit. Le tribunal, dans son audience du 20 novembre, condamna

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