‹ Victor Hugo après 1830Chapitre 142 sur 151 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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l'ancien ministre de l'instruction publique. «Vu, dit « (hVrot, vu le certificat délivré, les lo et 26 février i83i, par les trois médecins désignés par le ministre de linstruction publique. . . ; vu la déclaration faite, le 18 féïïiff i85l, par M. de Salvandy, de laquelle il résulte qu'ih? possède aucune fortune personnelle *. » Victor Hu?' trouve Toccasion bonne pour assouvir enfin, après dii ans, la haine qu'il a vouée à cet honnête homme, coopable d'avoir eu un jour plus de succès que lui. S(ffl journal, où rien ne paraît qui n'ait été inspiré par lai, publie l'article suivant :

Nous nous demandions où FÉtat, si pauvre quand il s'asil de secourir les misères des ouvriers, avait trouvé les 6.000 fc (Irrernés aux infirmités (intellectuelles?) de M. de Salvandy. Nous le savons maintenant. Il les a pris dans la poche df M. Michclet... Si l'Université avait une goutte de sang dans les veines, elle ne supporterait pas celte injure sans protester énergiqucment. Mais TUniversité est morte et ne ressusciter! pas. Elle a pour linceul la soutane de M. de Montalembfrt. Cependant, quel homme de sens ne voit la gravité de ce rf prochement, qui résume toute la situation : M. Michelet p dant son traitement le jour où M. de Salvandy obtient a pension * ?

L'arrêté du ministre de l'instruction publique ^ suspendant le cours de M. Michelet au Collège de Framt et le décret présidentiel accordant une pension à M. ^ Salvandy n'avaient point paru le même jour. Lasecon* de ces deux mesures, en tout cas, n'avait rien à voir avec la première. Victor Hugo n'y regardait pas de si près- Toute arme lui est bonne quand il s'agit de venger u* oITense, fût-elle vieille de dix ans, fût-elle imaginaire'

i. Bulletin des Lois, 1851. (Partie supplémentaire, n* 170.) 2. L Evénement du 10 mai 1851.

.3. M. Chnrles Giraud. — Son arrêté est en date du I2fliâfl 1851. [Moniteur du 13 mars.)

S'il n'oublie jamais les offenses, il a la mémoire plus courte à Tendroit des services. L^homme qu'il faisait insulter aussi grossièrement, qu'il dénonçait ainsi à la liaine et au mépris publics, était précisément celui qui, le Zf. juillet 1887, l'avait nommé officier delà Légion d'honneur.

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