ÉTUDE SUR MIRABEAU
jug'ement dans la rue comme un thermomètre à leur fenêtre *, »
Cette fois, pour éreinter son cher ami Dumas, Victor Hug-Q n'avait point eu recours aux bons offices de M. Granicr de Cassagnac :il avait tenu le g-ourdin lui-même.
Le Journal des Débats ayant dit, dans son numéro du 17 janvier i834, que V Etude sur Mirabeau servait d'mtroduction à la publication de M. Lucas-Montig-ny, ce dernier protesta en termes assez vifs ; il écrivit au rédacteur :
Monsieur, une erreur dont il m'importe d'obtenir la rectitification s'est glissée dans le feuilleton de votre numéro d'hier 1 7 . M. Victor Hu^o a eu, de mon consentement, connaissance de quelques chapitres de mes deux premiers volumes, qui ne contiennent qu'une partie de la vie privée; mais il n'a pas lu un mot des volumes qui comprennent la vie publique. Sa brochure, toute politique, et que je n'ai vue qu'en même temps que le public,n'est donc, ni de mon aveu ni en réalité, Vintroduction de mon ouvrage. Quiconque aura lu seulement une page de celui-ci ne pourra conserver aucun doute à cet
égard.
18 janvier i834 *.
Au mois de mars i834, Victor Hugo réédita Y Étude sur Mirabeau et la donna pour couronnement à ses deux volumes de I littérature et Philosophie mêlées. 11 indiquait ainsi, dans sa préface, le but de cette publication :
Ces deux volumes, disait-il, ne sont autre chose que la ccl~