Mes Mémoires, par Alexandre Dumas, t. IV, p. S
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articles qu'il est impossible d'annuler ou de retrancher*. » C'est seulement au commencement de juin que la réconciliation de Victor Hugo et d'Alexandre Dumas fut scellée par un dîner chez M^^ Ilugo, à Fourqtieiix. M. Pierre Foucher écrit, le 6 juin i836, à sa belle-sœur, M"»® Asseline: « ... Nous vivons toujours tranquilles àPourqueux^, sans être trop isolés... Il y a quelques jours, nous avions à dîner Alexandre Dumas. Adèle avait ménagé un raccommodement , et les deux poètes ont bu à leurs succès mutuels 3. »
Quoi qu'il en soit, l'élection en remplacement de M. Laine eut lieu le i8 février i836. Il y avait trente-deux votants. Au premier tour de scrutin, les suffrag-es se répartirent de la manière suivante :Dupaty, 12 voix; Victor Hugo, 9 ; M. Mole, 8; M. de Kératry, i; M. Dumolard, i, et un bulletin blanc. Au cinquième tour, Dupaty fut élu par 18 voix contre 12 à M. Mole et 3 à Victor Huî?o *.
Le poète se consola de son échec par un très joli mot : « Je croyais, dit-il, qu'on allait à l'Académie par le pont des Arts, je me trompais; on y va, à ce qu'il paraît, par le Pont-Neuf». » Quant à M. Dupaty, qui était après tout un fort galant homme et un homme d'esprit, à peine élu, il alla frapper à la porte de l'auteur des Orientales, et. ne le trouvant pas, lui laissa sa carte avec ce quatrain :
Avant vous le monte à l'autel; Mon âge seul peut y prétendre.
Déjà vous êtes immortel, Et vous avez le temps d'attendre.