Victor Hugo raconté^ t. II, p
4. La Revue de Paris, nouvelle série, t. XXXV, pp. 212 et suiv. Article de Castil-Blaze.
moins dans une certaine mesure, le directeur, M. Duponchel. Il lui reproche « la mesquinerie de la mise en scène ». Les décorations et les costumes n'avaient rien de riche ni de pittoresque. « Les seigneurs avaient l'air de pauvres et les truands de bourgeois i. » — La vérité est que M. Duponchel, qui devait son privilège à M. Bertin, avait, au contraire, très bien fait les choses. Je lis dans le compte rendu de la Revue de Paris : « On retrouve chez M™e de Gondelaurier ^ tout le luxe des seigneurs et des dames de ce temps... — Sept décors se déploient dans les quatre actes d'Esmeralda, Ils sont tous d'une grande vérité. L'église de Notre-Dame y figure trois fois et par sa position indique parfaitement le lieu de la scène. Paris, au coucher du soleil, vu du quai Saint-Bernard, est d'un effet charmant. L'intérieur de Notre-Dame fait beaucoup d'honneur au pinceau de MM. Philastre et Gambon ^. »
Malgré la « mesquinerie de la mise en scène », les choses auraient pu aller, sans les journaux qui oerdirent tout. « Les journaux, dit Victor Hugo, furent d'une violence extrême contre la musique. L'esprit de parti s'en mêla et se vengea sur une femme du journal de son père *. » C'est encore une erreur. La presse se montra très favorable à M'^e Bertin, et le Journal des Débats le constatait lui-même en ces termes, dans son numéro du 17 novembre :
Mes éloges ont attendu, écrivait Jules Janin, et Dieu sait cependant si cette attente m'a coûté, que des juges plus impartiaux se fussent rangés du côté de l'œuvre nouvelle. Mais 111-
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