‹ Victor Hugo après 1830Chapitre 90 sur 151 · Victor Hugo raconté, t. II, p · texte numérisé non relu

Victor Hugo raconté, t. II, p

fourd'hui que ropinion semble adopter la Esmeralda, aujourd'hui que la presse entière na qu'une voix pour proclamer l'incontestable mérite de cet ouvrage, après une seconde épreuve plus difficile, peut-être, mais non moins éclatante, non moins heureuse et non moins décisive que la première, il me semble que moi-même, malgré toutes mes préventions favorables et si légitimes, j'ai bien le droit de parler de Topera de Mlle Bert'ni.

La presse de ropposition, en effet, avait mis une sorte de coquetterie à ne pas confondre ces deux choses, la musique de M"® Bertin et la politique de M. Bertin, à désarmer devant Tune sans cesser de combattre Tautre. S'il était un journal qui fît à la feuille de M. Bertin l'aîné une guerre implacable, c'était assurément la Gazette de France. Voici comment elle appréciait la partition de la Esmeralda :

Nous aimons à reconnaître dans Mlle Bertin une étude approfondie de Fart de la composition, de ses ressources et de ses moyens. C'est ce que les connaisseurs ont pu remarquer dans l'arrangement des effets d'orchestre et la facture généralement savante des chœurs et de quelques morceaux d'ensemble... Là où le compositeur a pu imposer silence au poète par le bruit des instruments et l'éclat d'un grand nombre de voix, le compositeur se retrouve avec ses intentions dramatiques et toujours sages... Nous avons cité l'air de Quasimodo, au quatrième acte ; il a été écrit de verve et son originalité lui assure un succès de vogue. La facture en est vive et spirituelle. Le duo de la prison, dans le même acte, a été généralement senti et admiré pour la largeur de l'expression dramatique. Mais ce qui distingue cette partition est précisément ce qui offre le plus de difficultés au compositeur, et produit cependant le moins d'effet dans la plupart des opéras, nous voulons parler des chœurs. La scène des buveurs au troisième acte est habilement conçue comme exécution scénique et instrumentale. On aurait peut-être mieux goûté l'expression vive et énergique,

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