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Victor Hugo après 1852

Ce volume est le complément de ceux que j'ai précédemment publiés sur Victor Hwjo avant 18301 et Victor Hugo après 1830*. Au moment où je termine cette longue étude biographique et littéraire sur le poète des Odes et Ballades et des Châtiments, le lecteur me permettra de faire ici, en quelques pages, l'histoire de mon livre : les plus modestes ont aussi leur histoire.

C'était, il y a douze ans, dans le salon de M. de Falloux, au Bourg-dlré. Ou venait de parler de Lamartine. Je parlai de Victor Hugo avec un enthousiasme, exagéré peut-être, mais sincère à coup sur. L'ami le plus cher du maître de la maison, M. Albert de Rességuier, me dit tout à coup : « Puisque vous aimez Victor Hugo, je vous com-

i. Ca volume in-iH, i883.

a. Deux volumes in- i v

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muniquerai les lettres qu'il écrivait à mon père à l'époque de la Restauration, alors que les unissait une étroite amitié. Ces lettres vous intéresseront, et je vous autorise à les publier; elles sont d'ailleurs tout à l'honneur du poète. » J'acceptai avec reconnaissance la proposition qui m'était faite. A quelques jours de là je recevais les lettres. Une antre communication d'un intérêt plus considérable encore allait suivre bientôt. Jl s'agissait, cette fois, des lettres de Victor Hugo à son ami Adolphe de Saint-Valry, accompagnées d'autres lettres d'Alfred de Vigny, Charles. Nodier. Alexandre Soumet, Sainte-Beuve. A la demande de M. de Rességuier, Mme Gaston de Saint-Valry, qui possédait ces précieux autographes, avait bien voulu les mettre à ma disposition.

11 y avait là tous les éléments d'un curieux chapitre d'histoire littéraire, sur la jeunesse de Victor Hugo, sur les débuts du romantisme et le premier Cénacle, le Cénacle de 1824, celui de la Muse française. J'en avais déjà écrit quelques pages, lorsque le Bénédictin du Sénat, M. de la Sicotière, collectionneur aussi obligeant qu'érudit, me confia son exemplaire du Conservateur littéraire} exemplaire unique, ou peu s'en faut. Le Conservateur littéraire; dont le premier numéro

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