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LA MORT DE M™ VICTOR HUGO. — L'HOMME OIT RIT

vait d'un autre style et mettait sa pièce, non plus sous le patronage de la Révolution, mais sous celui des princes et des princesses de la famille royale. Le 10 février i838, il écrivait à M. Védel, administrateur de la Comédie-Française :

Je crois qu'il serait de la plus haute importance q 1e M. Védel envoyât tout de suite aux journaux, pour qu'elle paraisse demain matin, une simple note ainsi conçue : « LL. AA.R.R. Je duc d'Àumale et la princesse Clémentine assistaient à la <je représentation d'Hernani. Beauvallet a remplacé Joanny dans Ruy Gomez avec beaucoup de talent. La 10e représentation, qui devait avoir lieu aujourd'hui, est reportée à dimanche par su:te d'un enroue m mt de M. Licier. »

Voici en outre q lelques lignes pour le Journal des Débats que je crois indispensable d'envoyer tout de suite. J'en prie instamment M. Védel et je lui en serai fort obligé. C'est d'ailleurs l'intérêt du théâtre 1.

Pendant qullernani tenait l'affiche à la Comédie- Française, un autre théâtre officiel, l'Odéon, fut autorisé à jouer Puiy Blas. Les répétitions de cette dernière pièce se poursuivaient activement,, et elle allait pouvoir bientôt

gnier. Mirecourt, Faure, Arsène, Fonta, Brévanne ; M™05 Dorval , Tousez, Larclié, Weiss. — Au cours des représentations, Joanny ayant été in lisposé, B lauvallei se chargea de jouer don Ruy Gomez. ' i Archives de la Comédie -Française. — La note rédigée par Victor Hugo pour le Journal des Débals tl que ce journal i en bonne place dans son numéro di la février i838, était ainsi te : « Un accident, survenu à Beauvallet au moment de la reutation, Yk empoché de jouer le rôle de D. Ruy Gomez dans ffernani, le j<» ir où nous l'avions annon à la représentation

de demain lundi qu'aura lieu cette épreuve intéressante pour le publie qui apprécie to it à la fois le talent - le Joanny et le lalent ( de Beauvallet. La foule continue d'affluer à Hernant. LL. A I. Rfi. la pri.ice<se Clémentine el le duc d' Aamale assistaient à la d ^présentation. »

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reparaître à la scène, lorsque Victor Hugo reçut à Guernesev la lettre suivante :

Novembre 1867.

Le directeur du théâtre impérial de FOdéon a l'honneur d'informer M. Victor Hugo que la reprise de Ru// Blas est interdite.

Chilly.

Victor Hugo répondit :

.4 Monsieur Louis Bonaparte, aux Tuileries. Monsieur, je vous accuse réception de la lettre signée Chilly.

Voici ce qui s'était passé :

Le 20 octobre i867,Garibaldi,s'échappant de Caprera, s'était rendu à Foligno, en Ombrie, et de là il avait lancé contre la France une proclamation pleine des plus violents outrages. Après un premier succès remporté sur les troupes du pape, à Monte-Rotondo, le 26 octobre, il s'était trouvé, le 4 novembre, à Mentana, en présence des troupes pontificales, assistées cette fois d'une partie du corps expéditionnaire français, et il avait été complètement défait. Le soir même, il était arrêté et reconduit à Caprera.

Sur le champ de bataille du 4 novembre, Garibaldi était d'un côté, nos soldats étaient de l'autre. Gela n'était pas pour arrêter Victor Hugo. Sous ce titre : Mentana, il publia un poème dans lequel, non content d'exalter l'homme qui venait de se battre contre des Français, il jetait à ces derniers le mépris et l'insulte. Parlant d'eux, il dit : « les ennemis. » Il les accuse de « trahisons >^ de ce piège », de « guets-apens inîames»! A l'invective il joint la raillerie. Il fait rimer suave avec zouave, et

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