Archives de la Comédie-Française
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M. Arsène Houssaye, fût un grand ami de l'auteur. Quand Napoléon III, en 1867, permit an Théâtre Français de reprendre Hernctni, il ne cédait donc pas à une pression du dehors. Il faisait un acte gracieux. Il se Vengeait, en galant homme, de celui qui n'avait cessé de l'injurier, en prose et en vers, de le comparer à Dell vs le Tyran et à Phalaris, à Tibère et à Néron, à Calcula et à Domitien, à Schinderhanneset à Mandrin, à Cartouche et à Papavoine. 11 ouvrait généreusement les deux mains et donnait à son plus cruel ennemi les deux choses que celui-ci aimait le plus : le bruit et l'argent. Il savait très bien qu'en pleine Exposition, avec les milliers d'étrangers et de provinciaux que, chaque matin, les chemins de fer déversaient dans Paris, et qui, chaque soir, se précipitaient aux théâtres, la pièce de Victor Hugo ne pouvait manquer d'avoir une longue série de représentations. Elle fut jouée soixante et onze fois, du 20 juin au2j décembre 1867. Les recettes atteignirent le chiffre de 366.625 francs 00. Les droits d'auteur étant de 10 pour cent, le poète toucha 54go,4 fr. 701. Victor Hu^o n'avait rien négligé pour que cette reprise Fût aussi fructueuse que passible. De Bruxelles, ou il était à ce moment, il avait pris ses mesures pour avoir une bonne presse. Il réchauffait l'enthousiasme de la jeunesse. Aux jeunes po '.'tes qui avaient salué de leurs applaudissements la réapparition cYHernani à la scène, il écrivait :« Je combats pour la révolution sous toutes ses formes. Je ne suis rien, mais la révolution est tout -. » En i838, lors d'une autre reprise à'Hernani 3, il écri-