T.e Pape Ma»taï fusille ses ouailles
Ce n'est pas le berger, c'esi [e boucher, Seigneur !
•>.. Mentana, par V. Hugo. Novembre 18G7. — Pendant Cexil% p. 3il>.
Napoléon III était au fond le plus débonnaire des tyrans. Victor Hu^o dit bLn que si « M. Bonaparte permit Hernani en 1867, ce ne {'ut pas pour longtemps '». Mais cette assertion, naturellement, est inexacte. Ncn seulement, comme nous l'avons vu, Hernani fut joué soixante et onze fois en 1867, mais, après le poème de Mentana, les comédiens ordinaires de l'empereur continuèrent à donner le drame de Victor Hugo. 11 eut encore sept représentations en 1868. quatre en 1869, trois en 1870, au mois d'avril -2. Au mois de février de cette même année 1870. le théâtre de la Porte-Saint-Maitin avait été autorisé à reprendre Lucrèce Borr/ia. L toire dira que « M. Louis Bonaparte » s'e^t montré bon prince vis-à-vis de son insulteur. Victor Hugo reste son obligé.
Il avait passé l'été de 1867 en Belgique, dans la jolie vallée de Chaudfontaine. C'est de là qu'il écrivit à Mme Mennessier-Nodier, les 3 et 8 septembre, deux lettres où nous allons retrouver pour la dernière fois le Victor Huqo des jeunes années.
La fille de Charles Nodier venait d'écrire la vie de son père 3, livre pieux, aimable et touchant où revivaient, avec leur charme mélancolique et leur éclat voilé, les joies et les tristesses d'autrefois. Un rayon d'aurore éclairait ces pages, où revenait souvent. le nom de Victor Hugo, — le Hugo de 1820 a de i83i, des Odes et bal-