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.*>. Archives de la Comédie -Française.
3. CiiARLts -XoiJiLR, Episodes et souvenirs de sa w>, par M « Meunessicr- Nodier. Un volume in- 18. — 18
LA MORT DE M™e VICTOR HUGO. — L'HOMME QUI RIT 207
lades et des Feuilles d'automne. Bien qu'il ait dit. un jour :
0 Virgile ! ô poète ! ù mon maître divin ' !
L'âme et le génie de Victor Hu^o n'ont rien de la douceur virgilienne. Il n'est pas de ceux qui s'attendrissent au souvenir du passé, qui s'émeuvent au spectacle des choses, — sunt lacrymœ rerum : — de ceux qui sont retenus par l'attrait des jours évanouis, des soleils éteints et des rêves disparus — ripœ ulterioris a more. Il ne put se défendre pointant, en ouvrant le livre de Mme Mennessicr-Nodier, de se reporter un instant par la pensée et par le cœur vers ces jours à jamais envolés, ces jours lointains où la jeunesse. le bonheur et la gloire unissaient leurs rayons sur son front de vingt ans.
O souvenirs! printemps! aurore!
Le 3 septembre, il écrit à Mw Mennessier-Nodicr :
Chère Marie, je lis votre doux livre. Je pense à votre père et à mon ami. Demain \ sept [e mêlerai le souvenir de
Charles Nodier au souvenir de ma fille. Tous deux étaient de ce charmant voyage de 1825, dont vous parlez si Lien, elle n'ayant encore que i'anbj dans - eux, lui déjà tout couronné de renommée. Penser à la mort, c'est une bonne manière de vivre, et penser aux morts, c'est une bonne manière d'aimer. En lisant votre livre, .Marie, on vit et on aime. Vous réveillez l'âme par la douceur de votre voix évoquant le souvenir. Que de pages exq lises ! Que de mots <[ui ont la profondeur tendre et la mélancolie gracii use ! La grâce, c'est vous, le charme, c'est vous. Vbtrelivre est le miroir de Charles Nodier el 1<- portrait de Marie Nodier. Vous vous êtes peint le reflétant. \ / son noble esprit et sa d >uce puiss ;
n'êles-vous i<-i ! Je suis dans la solitude vert •, dans I s fleurs, entouré de ma famille, avec mon petit George qui rit