Le mercredi 22 mars
A BRUXELLES. — L'ANNÉE TERRIBLE 2i7
Le Rappel et ses propres écrits ne laissent à cet é^ard aucun doute.
Le Rappel était son journal. Rien n'y paraissait qui ne reflétât les opinions et les idées du Maître. Lui-même l'a reconnu dans une lettre du 28 avril 187 1, adressée à MM. Meurice et Vacquerie. « Ce qui me frappe, écrivaitil, c'est à quel point nous sommes d'accord. Le public m'attribue dans le Rappel une participation que je n ai pas, et m'en croit, sinon le rédacteur, du moins l'inspirateur; vous savez mieux que personne à quel point j'ai dit la vérité quand j'ai écrit dans vos colonnes mêmes que j'étais un simple lecteur du Rappel et rien de plus. Eh bien, cette erreur du public a sa raison d'être. Il y a. au fond, entre votre pensée et la mienne, entre votre conscience et la mienne, identité presque absolue l. » Or, le Rappel, pendant le siège, avait demandé la Commune, précisément à l'heure où la demandaient Félix Pyat dans le Combat, Delescluze dans le Réveil, Blanqui dans la Patrie en danger. On lit, dans un article du Combat, publié quelques jours avant le 3i octobre 1870 : « Qui demande un conseil municipal élu ? Des républicains comme Ledru-Roilin, Félix Pyat, Delescluze, Blanqui, Flourens et Millière. . . Quels sont les journaux qui le patronnent ? Le Combat, la Patrie en danger, le Peuple souverain 2. le Rappel, le Réveil. »