‹ Victor Hugo après 1852Chapitre 46 sur 187 · Le 2 mars i · texte numérisé non relu

Le 2 mars i

N. Le !5 septembre 1 s

la rentrée solennelle des soldats de Grimée à Paris 4. Cette rentrée fut un triomphe. Le peuple de Paris confondit, ce jour-là. dans ses acclamations l'armée et l'empereur. Entre la mort du czar et la prise de Sébastopol avait pris place un autre événement, que ni Victor Hugo ni son fils Charles n'avaient prévu. Le 16 avril, Napoléon III débarqua à Douvres et reçut à Londres un accueil enthousiaste. C'était la revanche pacifique de Waterloo.

Dès que la nouvelle s'était répandue à Guernesey que l'empereur projetait d'aller en Angleterre, Victor Hugo avait écrit et publié, sous ce titre : Victor Hugo à Louis Bonaparte, un nouveau pamphlet, non un livre comme Xapoléon le Petit, mais quelques pages seulement, dans lesquelles il avait condensé toutes ses haines, comme on met un poison violent dans un petit flacon. Le flacon était d'or, comme celui où était renfermé « ce fameux poison des Borgia qui, en poudre, est blanc et scintillant comme de la poussière de marbre de Carrare, et qui, mêlé au vin. change du vin de Romorantin en vin de Syracuse 2 ». De même que Xapoléon le Petit et les Châtiments, la Lettre à Louis Bonaparte est un chef-d'œuvre. Elle porte dans le volume Pendant l'exil la date du 8 avril i855 3.

Victor Hu^o, à cette époque, consultait les tables tournantes. Dans la lettre du 4 janvier i855, à Mme Emile de Girardin, on aura remarqué cette phrase: « Les tables

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