‹ Victor Hugo après 1852Chapitre 63 sur 187 · Alfred Asseline, p · texte numérisé non relu

Alfred Asseline, p

4. On voit que François- Victor n'aimait pas la musique. Son père ne l'aimait pas davantage, ce qui ne L'empêchait pas, a l'occasion, de patronner des concerts. Od lit dans Victor Hugo <i duerneseij, par M. Henri de Monteyremar : « Durant l'an '-. mu' demoiselle Augustine Allix, pianiste, vint ><• fixera (nie; comme pr île piano et Ht connaissance «le Charles lluuro. A propos d'un concert donné par cette dernière dans la salle <lrs Assemblées au Marci le patronage de Victor Hugo, il se passa un fait qui dut, dans la suite, laisser un certain froid dans les relations de la société de Guemesey avec le propriétaire d'Hauteville-Huuse. 11 est d'usage, en Angleterre, après les réunions publi-

semble décidément trop au logis d'Arnal dans Passé minuit l.

Victor Hugo travaille toujours ferme aux Petites Épopées, et, le i!\ février i85o,, son fils écrit à M. Asseline :

Mon père nous a lu aujourd'hui, dimanche, une admirable légende intitulée : Ratbert; c'est la veine des Dnrgraves agrandie et idéalisée encore. Et dire que cette splendide chose n'est qu'une pièce de cette œuvre! Quelqu'un qui n'aurait fait que cela serait sur de l'immortalité. Il y a dans les Petites Épopées de quoi faire cent gloires. Tu verras et je t'ajourne à l'apparition.

Malheureusement, cette apparition se fait attendre ; mon père a encore deux ou trois pièces capitales à finir, et il ne peut pas donner le manuscrit à l'imprimeur avant deux mois. Nous n'aurons donc pas les Petites Epopées avant Tété. Pourtant le grand homme travaille sans relâche, il travaille même la nuit. Et, signe sérieux chez lui, il ne lit plus même les journaux.

As-tu lu les deux derniers volumes de Jules Janin sur l'art dramatique 2 ? 11 a reproduit une charmante étude de ma mère sur M'ue Dorval. Je te conseille de jeter un coup d'œil là-dessus, tu verras quel tact, quelle finesse, quel goût il y a dans ces quelques pages!... Tu vas sans doute rire de mon enthousiasme, tu vas reprocher à mes éloges de ne pas sortir de ma famille ! <Jue veux-tu, ce n'est pas ma faute si je suis le fils de Victor Hugo !...

Il n'est pas impossible qu'on joue à la Porte-Saint-Martin /'/ Tempête, féerie de William ^Shakespeare, traduite par ton ami z.

ques, déjouer le God save the quecn. Cet air national est entendu debout et découvert par les occupants des premières places. C'est ce que ne voulut pas faire, le soir en question, Victor Hugo, prétendant qu'il ne s'était jamais découvert (levant une tête couronnée. » Eh quoi! pas même devant le roi Louis XVIII, dont il avait reçu une pension, pas même devant le roi Charles X, qui l'avait invite à son sure, pas même devant le roi Louis-Philippe qui l'avait nomme pair de France, et auquel il avait dit, sans doute en renfonçant son chapeau sur sa tête : Sire, Dieu a besoin de vous/ i. Alfred Asseline, p. igi.

2. Histoire de ta littérature dramatique, par Jules Janin, tomes V et VI. — i858.

3. Alfred Asseline, p. iq5 . Il ne fut pas donné suite à ce projet

Au tome VI de son Histoire de la littérature dramatique l, Jules Janin a reproduit, en effet, un ancien feuilleton de Mme Victor Hugo, publié en 1849 dans l'Événement sous ce titre : la Dernière année de Mme Dorval -, François-Victor avait raison de l'écrire à son ami : ces pages sont pleines de tact et de goût, pleines aussi de délicatesse et d'émotion. Mme Hugo eut un moment l'idée de faire un petit volume « dédié aux morts », dans lequel elle aurait réuni ses articles sur J/me Dorval, Charles Xodier, etc. 3. Elle ne donna pas suite à ce projet.

de représenter sur la scène de la Porte -Saint-Martin la Tempête, de Shakespeare, traduite par François- Victor Hugo.

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